Agrafil du 1er mai 2024

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Médicaments vétérinaires: vers la définition d'une «pharmacie d'élevage»

Un nouveau décret a été présenté, début avril, aux représentants des professions agricoles et vétérinaires pour réformer le suivi sanitaire permanent (SSP) avec la création d’un statut de «vétérinaire traitant» et une refonte du contenu du bilan sanitaire d’élevage, a appris Agra Presse de sources concordantes. Contrairement à la version précédente, celui-ci ouvre la possibilité de détenir des médicaments dans les élevages pour soigner des pathologies connues ; les éleveurs parlent plutôt de «pharmacie d'urgence», tandis que les vétérinaires préfèrent parler de «pharmacie de premiers soins». La liste des médicaments qui pourront être prescrits par le vétérinaire sans désigner précisément l’animal à traiter doit encore être établie pour chaque filière. «En aucun cas il ne s’agit d’avoir un stock conséquent chez soi», assure Pascal Férey, référent des Chambres d’agriculture sur le sujet. «Aujourd’hui, la réglementation nous dit qu’un médicament égal un animal», explique Christophe Brard du SNGTV (groupements techniques vétérinaires). Mais, sur le terrain, les pratiques diffèrent. L’ancien projet de décret ne répondait pas aux attentes des éleveurs qui le considéraient plus restrictif que la réglementation actuelle. Le nouveau texte va être mis en consultation jusqu’à début juillet. En outre, il révisera les quotas d’élevages pouvant être suivis par un vétérinaire.

Bien-être animal/étiquetage: l’Anses appelle à s’appuyer sur des indicateurs mesurables

Alors qu’un projet d’harmonisation est en cours d’étude au niveau européen, l’Anses a publié le 2 mai ses lignes directrices pour l’étiquetage du bien-être animal, dans lesquelles elle préconise de se baser «de façon prioritaire» sur des indicateurs mesurés sur les animaux, plutôt que des indicateurs de moyens généralement utilisés actuellement. En particulier, «l’indication du seul mode d’élevage sur une étiquette ne peut être assimilée à un étiquetage du bien-être animal», car il correspond seulement à «un potentiel» de bien-être animal. L’agence sanitaire, qui s’est auto-saisie en septembre 2021, propose des dizaines d’indicateurs pouvant être mesurés sur les animaux et leur environnement dans six domaines: génétique, alimentation, environnement, santé, interactions comportementales et état mental. Par ailleurs, l’Anses recommande que l’évaluation du bien-être animal concerne aussi l’étage de sélection-multiplication, soumis à «des conditions d’élevage particulières», et rarement pris en compte aujourd’hui. Enfin, l’Anses plaide pour une notation sur cinq niveaux (A à E, le plus bas correspondant au «strict respect de la législation») dans le cas d’un étiquetage obligatoire, et sur quatre niveaux (A à D) s’il est volontaire.

LOA : en commission, les députés inscrivent l’objectif d’améliorer le revenu dans le code rural

Dans le cadre de l’examen du projet de loi d’orientation agricole (LOA), les députés de la commission des Affaires économiques ont adopté le 30 avril un amendement LR visant à inscrire l’objectif de préserver et améliorer le revenu des agriculteurs et actifs agricoles parmi les objectifs des politiques publiques concourant à la «souveraineté alimentaire». «Il n’y aura aucune attractivité en agriculture et on n’installera personne» tant que les exploitants n’auront pas «un revenu décent» ni ne pourront «vivre dignement de leur métier», a défendu Francis Dubois (LR, Corrèze). La rapporteure Nicole Le Peih (Renaissance), donnant un avis favorable tout comme Marc Fesneau, a estimé que l’inscrire dans le texte serait «un signe fort envoyé aux agriculteurs». L’article visé doit par ailleurs consacrer «l'agriculture, la pêche et l'aquaculture» comme étant «d'intérêt général majeur». Lors de son examen, les députés ont précisé, via des amendements LR et Horizons, que c'était la «protection, la valorisation et le développement» de ces activités qui étaient visés, et non les activités elles-mêmes. Et d’ajouter le «pastoralisme» à la liste, par un amendement de la majorité. Les débats en commission devraient durer jusqu'au weekend, avec plus de 2 200 amendements. Le texte doit arriver dans l'hémicycle le 14 mai pour un vote solennel le 28.

LOA/foncier : le rapporteur propose d'encadrer le GFAI, pour limiter le «risque de financiarisation»

L’Assemblée a démarré le 30 avril en commission l’examen au fond du projet de loi d’orientation agricole. Très critiqué, le Groupement foncier agricole d’investissement (GFAI) fait l’objet d’une proposition d'amendement du rapporteur général Eric Girardin (Renaissance) «contre tout risque de financiarisation du foncier agricole». Il propose d’interdire la vente des terres détenues avant dix ans, sauf au profit de l'exploitant agricole preneur à bail. Le rebaptisé GFAE («d’épargne») conclut en priorité les baux à long terme qu’il signe avec des porteurs de projets d’installation, selon l’amendement déposé. Eric Girardin veut le soumettre au droit commun en matière de protection de l'usage des terres agricole (statut des baux ruraux, contrôle des structures, contrôle des Safer à l'entrée et sortie du foncier, loi Sempastous régulant l’accès au foncier via des sociétés). D’après l’amendement, les exploitants preneurs à bail auront un droit de priorité sur le rachat des parts du groupement ; des personnes publiques, notamment les régions ou les EPCI, pourront venir investir dans le GFAE. Le dispositif, ainsi «équilibré», a convaincu notamment les JA, fait valoir le rapporteur général dans l’exposé des motifs.

Restauration collective/Egalim: l’État rallonge les budgets des restaurants universitaires

Dans le cadre du «fonds vert» et du plan de transformation écologique de l’État, présenté fin mars par le gouvernement, le réseau des Crous (restaurants universitaires) s'est vu allouer des «moyens supplémentaires dédiés au passage en label rouge ou en bio de produits commandés par les Crous», à hauteur de 3 millions d’euros, indique un communiqué publié sur le site des Crous. Cette rallonge s’accompagne de nouveaux objectifs sur des produits ciblés. D’abord, 100% des fromages frais nature servis devront être bio à partir de la rentrée de septembre 2024. Ensuite, à partir du début de l’année 2025, 100% des steaks hachés de bœuf surgelés devront être bio et «toute la viande de porc frais servie bénéficiera du label rouge». La stratégie de transition écologique des Crous, présentée à la rentrée 2023, prévoit que le réseau réduise ses émissions de gaz à effet de serre de 4,7% par an. Or, la restauration est «le premier secteur d’émissions» des Crous. Par ailleurs, les restaurants universitaires végétalisent leur offre «avec un objectif de taux de prise de repas végétariens de 30% en 2025 et de 50% en 2030».

Elections européennes : le parti Les Républicains dévoile sa liste, Anne Sander 10e

Les Républicains (droite) ont dévoilé le 30 avril, une trentaine de noms de leur liste pour les élections européennes du 9 juin. Comme annoncé il y a quelques semaines, la céréalière Céline Imart figure bien en deuxième position derrière la tête de liste, François-Xavier Bellamy. De son côté, l’Alsacienne Anne Sander, qui a remplacé Michel Dantin en commission de l’Agriculture lors de la 9e législature (2019-2024), ne se retrouve qu'à la 10e place. Pour l'heure, cette position ne lui assure pas nécessairement un siège à Strasbourg, compte tenu des récents sondages créditant les LR de 8% des intentions de vote. A l’opposé, Nadine Morano (6e), Brice Hortefeux (7e), Nathalie Colin-Oesterlé (8e) postulent pour un nouveau mandat. Ancien président du parti Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) de 2008 à 2016 et candidat à l’élection présidentielle de 2007, Frédéric Nihous est à la 13e place de la liste. Pour mémoire, en France, il est nécessaire pour un parti politique d’obtenir un score de minimum 5 % des suffrages afin d'obtenir des élus au Parlement européen.

Biodiversité: les demandes de la LPO aux candidats aux européennes

La LPO a présenté son manifeste de 20 propositions «pour la nature» en vue des élections européennes, en conférence de presse le 30 avril. Concernant l’agriculture, l’association appelle les candidats à faire en sorte que l’Europe «maintienne son objectif de réduction de 50% des phytosanitaires», a indiqué son directeur général Cédric Marteau. Pour rappel, cet objectif à horizon 2030 était inscrit dans la proposition de règlement SUR (sur l’utilisation durable des pesticides), rejetée par le Parlement européen en novembre puis finalement retirée par la Commission. La LPO demande aussi que «a minima 50% des aides de la Pac» soient orientées vers la préservation et la restauration des habitats naturels et des milieux agricoles, à travers «une rétribution accrue» dans le cadre des bonnes conditions agroécologiques (BCAE) et des mesures agroenvironnementales (MAEC). Elle demande enfin l’interdiction des subventions «néfastes» à la biodiversité, et le maintient du statut de protection des grands prédateurs en Europe (loup, ours, lynx). 

Machinisme : recul des ventes de tracteurs en Europe, malgré des hausses en France et Allemagne

Les immatriculations de tracteurs sont tombées l’an dernier en Europe à 158 100, soit un recul de 4,9% par rapport à 2022, a indiqué le 30 avril le Cema (constructeurs européens). De «légères hausses» ont toutefois été enregistrées sur les deux principaux marchés, en France (+2%) et en Allemagne. Même évolution au Royaume-Uni (+2%). En revanche, les immatriculations ont été plus faibles en 2023 sur les quatre autres grands pays: l'Italie, la Pologne, l'Espagne et l'Autriche. «Certains (d’entre eux) ont souffert de conditions météorologiques particulièrement difficiles au cours de l'année dernière, tandis que les modifications apportées aux subventions gouvernementales pour l'achat de machines ont également affecté certains marchés», note le Cema. Ainsi, la Pologne a connu un recul de 12%. L’Autriche, dont les immatriculations ont chuté de 7%, garde un marché des tracteurs en «bonne situation», supérieur à l’avant-Covid en 2019. Par ailleurs, le Cema note des immatriculations européennes en hausse pour les tracteurs les plus puissants. La catégorie des plus de 175 chevaux a grimpé de 12% l’an dernier, contre une baisse de 13% pour les 80 à 175 chevaux.

Hauts-de-France/pluies: encore 8000 hectares sous l'eau dans l'Oise et l'Aisne (syndicats)

Un hiver qui n'en finit pas, des terres toujours inondées ou gorgées d'eau: des agriculteurs des Hauts-de-France alertent sur leur situation, six mois après le début de très importantes crues dans la région. La présidente de l'Union des Syndicats agricoles de l'Aisne, Charlotte Vassant, assure que 5.000 hectares de terres agricoles et pâturages sont encore inondés dans le département, 3.000 dans l'Oise voisine et des centaines d'agriculteurs touchés. Parmi les causes, le syndicat des Jeunes Agriculteurs et la FDSEA des deux départements incriminent l'envasement de la rivière Oise et des fossés. Selon la préfecture de l'Oise, «une dizaine de communes du nord-est du département» sont concernées par les débordements de l'Oise. Une mission d'expertise a été mise sur pied, dont le rapport pourrait aboutir à la reconnaissance de l'état de calamité agricole. Dans le Pas-de-Calais, le département le plus touché par les crues des derniers mois, il n'y a plus de parcelles «noyées», selon le secrétaire général de la FDSEA, Jean-Pierre Clipet, mais «quasi-tous» les agriculteurs sont confrontés à des terres gorgées d'eau.

Céréales bio: rappel d'une farine de blé noir contaminée par du datura

Les autorités ont annoncé le 1er mai le rappel de lots de farine bio surtout écoulés dans l'ouest de la France après des cas d'intoxication dus à la présence de datura, une plante affectant le système nerveux. La procédure concerne «tous les lots de farine de blé noir bio de la marque JP Cloteau dont la date de durabilité ("à consommer de préférence avant") est comprise entre octobre 2024 et mars 2025 inclus», ont précisé les ministères de la Santé et de l'Agriculture dans un communiqué commun. Des cas d'intoxication ont été relevés par l'Agence régionale de santé de Bretagne, selon les ministères. Cette plante peut contaminer certaines récoltes et être à l'origine d'intoxications aiguës. Les symptômes sont variés et peuvent être les suivants : sécheresse de la bouche, pupilles dilatées, troubles de la vue, tachycardie, agitation, confusion, désorientation spatio-temporelle, hallucinations, paroles incohérentes, troubles de l'équilibre", détaille le communiqué.

Porc: les importations chinoises de viande porcine divisées par deux début 2024

Entre le ralentissement économique et la reprise de la production locale, les importations chinoises de viande de porc se sont effondrées de 53% sur un an au premier trimestre 2024 (à 250 000 t), selon le Bureau national des statistiques chinois. En revanche, les achats de coproduits, à 290 000 t sur la période, montrent «plutôt une stabilité», comme le note le Centre de développement du porc du Québec (CDPQ), qui cite les chiffres des autorités chinoises dans son bulletin hebdomadaire du 29 avril. L’organisation canadienne relève que ces évolutions divergentes s’observent depuis «au moins 2018», l’année où la peste porcine africaine a frappé le cheptel chinois. Depuis, «les importations de viande de porc ont constamment diminué d’année en année, mais celles des sous-produits sont demeurées stables». En 2023, l’Empire du milieu a absorbé environ 17% des exportations françaises de porc, soit moins de 120 000 t (viande et coproduits confondus), d'après le Marché du porc breton (MPB). La filière française espère pouvoir y exporter des abats blancs (andouilles, andouillettes), qui pourraient représenter un marché potentiel de 35 M€. Un dossier encore en cours de négociation, mais qui n’est pas officiellement inscrit à l’agenda de la visite du président chinois en France, les 6 et 7 mai.

Influenza: la vaccination doit être accompagnée d'une «transition» avicole, selon la LPO

Dans le cadre de son manifeste en vue des élections européennes présenté le 30 avril (voir par ailleurs), la LPO appelle à «transformer le schéma d’élevage avicole» face aux épisodes successifs d’influenza (grippe aviaire H5N1) qui affectent économiquement les filières et ont pris une nouvelle tournure vu la contamination d’élevages bovins aux Etats-Unis. «On sait qu’il faut transformer le schéma avicole, notamment en limitant le nombre d’individus, de poulets concentrés (densité, NDLR), limiter la consommation, évidemment travailler sur des parcours de plein-air plutôt que sur des animaux qui sont encore élevés en cage», a indiqué le directeur général de la LPO Cédric Marteau. Selon lui, la vaccination des volailles doit être «une aide à la transition» et non une solution pour maintenir le système actuel. «C’est un enjeu d’élevage mais également un enjeu de faune sauvage», souligne Cédric Marteau, rappelant les ravages de l’influenza dans la colonie de Fous de Bassan (espèce protégée) sur l’île Rouzic en Bretagne. «La population adulte de Fous de Bassan [y] a diminué de 40% en 2022 et ne s’en est toujours pas remise», affirme-t-il. 

Pêches/nectarines : l’AOPn table sur une production stable en 2024

L’AOPn pêches et abricots de France (55 adhérents) table sur une récolte avoisinant les 200 000 tonnes de pêches et nectarines cette année, soit 160 000 tonnes commercialisables, a appris Agra Pesse. En 2023, le ministère de l'Agriculture estimait la production à 225 000 tonnes, soit un niveau dans la moyenne 2018-2022 et proche de celui de 2022. «Nous devrions conserver notre potentiel de l’an passé. Cependant, nous entrons dans la période d’ajustement où la météo va jouer un grand rôle. Des orages sont encore possibles» explique avec prudence Raphaël Martinez, directeur de l’AOPn. En 2023, les pluies de mai avaient pesé sur le taux de sucre des fruits mais le marché, bien que tendu, n’avait pas connu d’effondrement. Pour l’AOPn, une partie de la saison va aussi se jouer au moment du basculement de l’origine espagnole vers la française en GMS: «Certains distributeurs nous ont dit être d’ores et déjà prêts à mettre en avant le produit français dès la semaine 24, explique Raphaël Martinez, dans le contexte d’une année plutôt précoce, c’est appréciable». Un bémol cependant: la redéfinition du paysage français de la distribution (fin du groupe Casino, absorption de Cora…) qui pourrait renforcer la guerre des prix entre enseignes. Pour appuyer sa saison, l’AOPn entend communiquer particulièrement vers les réseaux sociaux considérés comme plus flexibles que le media télévisé.

Tomate d’industrie : l’italien Mutti a renforcé ses positions sur la France en 2023

La France confirme sa position de deuxième marché (après l’Italie) du groupe transalpin Mutti, leader européen du secteur de la tomate en conserve basé à Parme indique l’entreprise dans un communiqué le 30 avril. Le chiffre d’affaires assuré dans l’hexagone en 2023 a atteint 71,5 millions d’euros  (56,1 M€ en 2022). Cette croissance touche aussi bien le marché des tomates en conserve avec une hausse des ventes en sell-in (ventes réalisées par un producteur à un distributeur) de 26,5% en valeur, que celui des sauces prêtes à l’emploi, qui affiche une croissance de 40% par rapport à l’année précédente. «Nos diverses initiatives, allant des investissements médiatiques aux lancements récents comme la purée de tomates Zéro résidu de pesticides en brique et le développement du segment des sauces pour pâtes ont renforcé la présence de Mutti en France, détaille Sophie Badault, directrice générale de Mutti France et Benelux. Ces avancées vont nous permettre de solidifier notre position sur le marché et d’élargir notre équipe». Grâce à ces développements, Mutti avance être devenue en 2023 la seule marque nationale à accroître sa part de marché dans le secteur de la tomate en conserve, consolidant sa position de leader avec 18,7 % du marché.

Ail : perturbés par le climat, les producteurs français interpellent la transformation

l’Association nationale interprofessionnelle de l’ail (Aniail) invite les industries agroalimentaires à utiliser purées et ails déshydratés issus de la production française, dans un communiqué le 30 avril. « Les producteurs ont besoin des transformateurs pour valoriser une partie de leur production et le soutien des industriels de l’agroalimentaire est nécessaire pour permettre le développement de la transformation d’ail d’Origine France», est-il expliqué. Depuis plusieurs années, le dérèglement climatique rend la qualité de l’ail plus hétérogène (peau éclatée, taches sur les caïeux…). En 2023, l’Aniail évaluait la catégorie 2 à environ 30 à 40% des volumes (20 000 tonnes). L’enjeu de sa valorisation est considéré comme primordial. La filière plaidait pour un élargissement du rayon en grande distribution à cette catégorie. Le marché de la transformation (purées, déshydraté, surgélation) en France comme en Europe, est toujours dominé par l’origine chinoise (99% de l’ail transformé). L’existence de plusieurs Siqo (Cadours, Lomagne, Arleux, Lautrec, Drôme… en attendant l’Ail rose de Billom et l’Ail de Piolenc) est considéré comme un atout: «Ils peuvent parfaitement faire partis d’une stratégie de différentiation d’une marque, argumente l’Aniail. Et c’est s’associer au maintien de territoires dynamiques». 

Fruits et légumes : 3M€ supplémentaires pour la recherche au CTIFL

A l’occasion de sa visite dans le Gard le 26 avril, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a signé une convention tripartite entre le ministère, Interfel (interprofession) et le CTIFL (centre technique) qui devrait participer à la pérennisation et l’amplification de l’innovation dans les filières fruits et légumes. Elle s’accompagne d’un appui financier supplémentaire de trois millions euros répartis comme suit: un million de fonds publics, un million provenant d’Interfel pour ses projets nouveaux dans le cadre du Plan de souveraineté Fruits et légumes ; et le dernier million prélevé par le CTIFL sur ses capitaux propres comme autofinancement. «Notre objectif est de ne pas perdre une année, et d’amorcer même si les plans, dont le Parsada, tardent un peu», explique Ludovic Guinard, directeur général du CTIFL à Agra Presse. Ces plans devraient entrer en pleine puissance courant 2025 avec les projets actés (gestion de Drosophilae Suzuki, des adventices) et ceux encore à engager pour la fin de l’année ou le début 2025 sur la gestion des pucerons, des insectes suceurs piqueurs et des acariens. Avec cette convention, «nous développons notre activité de recherche de près de 10%, poursuit Ludovic Guinard. Nous devons faire le maximum pour apporter des alternatives crédibles, techniquement et économiquement viables dans les meilleurs délais».