Eau : la Commission européenne présente une stratégie européenne très prudente
La Commission européenne a publié, comme attendu, le 4 juin une stratégie sur la résilience en eau qui fixe aux Etats membres un objectif non contraignant « d’amélioration de l’utilisation de l’eau de 10 % à l’horizon 2030 ». Un chiffre flou puisque pour l’instant la méthodologie commune pour la définition de l'efficacité hydrique n’existe pas. La stratégie ne propose aucune révision des réglementations en vigueur mais propose de se concentrer sur une meilleure mise en œuvre de celles-ci. Pour y arriver, la Commission européenne va engager un « dialogue structuré » avec chaque Etat membre afin de lui fournir des recommandation ciblées. Toutefois, un bilan de santé de la directive Nitrates est en cours et « des simplifications du cadre législatif afin d’alléger la charge administrative des agriculteurs », devraient être proposées d’ici la fin de l’année, a précisé la commissaire à l’Environnement Jessika Roswall. Bruxelles pourrait aussi « d'ici juin 2028 » réévaluer le règlement sur la réutilisation de l'eau et envisager « d'en étendre le champ d'application ». Dans un rapport publié le même jour, l’agence européenne de l’Environnement estime que l'utilisation d'eau recyclée pourrait théoriquement remplacer 45% des prélèvements agricoles en France et en Italie, 20% au Portugal et en Espagne. Sur le stockage d’eau, le texte de Bruxelles reste, aussi, flou soulignant que « les réservoirs et autres structures artificielles requiert une attention particulière, une planification et une coordination rigoureuses » et leurs impacts environnementaux doivent être évalués soigneusement. Enfin la stratégie rappelle le rôle central de la Pac dans la promotion des pratiques agricoles résilientes à l'eau, en particulier l’agriculture biologique.
Captages: une PPL sénatoriale veut interdire les phytos et engrais sous peine de sanctions
Les sénateurs de la commission du développement durable ont rejeté, le 4 juin, plusieurs amendements visant à amoindrir la portée de la proposition de loi (PPL) pour renforcer la protection des ressources en eau potable. C’est donc le texte dans sa version initiale, portée par le groupe Socialiste, écologiste et républicain (SER), qui sera examiné en plénière le 12 juin. Cette PPL propose d’interdire l’utilisation et le stockage des produits phytopharmaceutiques et d’engrais minéraux dans les zones de protection des aires d’alimentation de captages (ZP-AAC), à partir du 1er janvier 2031 ; une disposition un peu différente avait été intégrée à la PPL Entraves lors de son examen à l'Assemblée par la commission développement durable, contre l'avis du gouvernement. L’article 1 propose également d’instaurer « des plafonds intermédiaires » fixés par décret, pour faciliter la mise en œuvre de l’interdiction. « Par exemple, il pourrait être envisagé d’atteindre l’indice de fréquence de traitement (IFT) régional moyen sous 2 ans, la moitié de cet indice sous 4 ans, et viser le zéro usage de pesticides sous 6 ans », indique l’exposé des motifs. L’article 2 prévoit des sanctions pénales pour ceux qui violent ces interdictions : soit, deux ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, conformément à l’article L216-6 du Code de l’environnement.
Chlordécone: en commission, le Sénat remanie largement la PPL sur la responsabilité de l’Etat
Les sénateurs de la commission du développement durable ont largement modifié, le 4 juin, la PPL sur la responsabilité de l’Etat auprès des victimes de la chlordécone adoptée à l’Assemblée il y a plus d'un an. Ils ont supprimé plusieurs « objectifs » assignés à l’Etat, introduits à l’article 1 : évaluer les effets sanitaires et environnementaux « des interactions » entre les phytos et la chlordécone; établir « publiquement » la responsabilité des décideurs politiques ; mettre en place une « campagne de prévention » nationale pour inciter à réaliser un test de chlordéconémie ; systématiser le dépistage du cancer de la prostate dès 45 ans en Guadeloupe et en Martinique. Les sénateurs ont aussi supprimé l’article 1er bis, qui exigeait un rapport du gouvernement sur la présence ou l’absence de chlordécone dans les sols français, notamment dans les zones de production de pommes de terre et à La Réunion. Ils ont supprimé la création d’une nouvelle taxe sur les produits phytosanitaires pour financer ces mesures. A l’inverse, ils ont introduit comme nouvel « objectif » pour l’Etat de « rechercher et caractériser l’apparition de pathologies développées par les femmes » à cause de la chlordécone.
Lait : vers la fin de la durée minimum d’adhésion à une OP ou AOP laitière
À l'occasion d'une audience au Conseil d'État le 4 juin, la rapporteure publique a recommandé d’annuler l’obligation faite aux adhérents d’une organisation de producteurs (OP) ou une association d’organisations des producteurs (AOP) laitière de rester membre au moins cinq ans. Selon la rapporteure, nul n’est tenu de rester membre d’une association, quelle que soit la durée pour laquelle cette association a été constituée. La demande émanait du groupe Savencia, défendu par l’avocat Patrice Spinosi, qui avait demandé au Premier ministre en 2024 d’abroger le point I de l'article D. 551-34 du code rural et de la pêche maritime prévoyant que « la durée minimale d'adhésion des membres producteurs de l'organisation de producteurs ou de l'association d'organisations de producteurs est de cinq ans renouvelables. » L’absence de réponse du gouvernement à ce courrier revenant à un rejet implicite, les deux sociétés se sont tournées vers le Conseil d’Etat. Cette procédure devant le Conseil d’Etat d’inscrit dans le cadre du différend avec l’AOP Sunlait et Savencia. Si la décision des juges est conforme à la recommandation, il s’agira d’une victoire pour Savencia, dont les contrats individuels noués directement avec les producteurs ne pourraient plus être attaqués au motif que les producteurs étaient liés pour 5 ans avec leur organisation.
Influenza aviaire : nouveau cas confirmé au Brésil, dans un zoo de Brasilia
Un cas d’influenza aviaire hautement pathogène a été signalé le 4 juin dans un zoo de Brasilia (centre-ouest), fermé la semaine passée après les morts suspectes d’oiseaux sauvages. Les échantillons prélevés sur un pigeon et un canard ont confirmé la maladie, a précisé le secrétariat à l’Agriculture de Brasilia sur Instagram. « Avec la confirmation d’un foyer (...) la fermeture du zoo sera prolongée jusqu’au 12 juin, si aucun autre cas n’apparaît entretemps », a-t-il ajouté. Cinq foyers d’influenza sont désormais identifiés, selon le ministère de l’Agriculture du Brésil. Le premier cas avait été recensé le 16 mai dans un élevage de volailles reproductrices du Rio Grande do Sul (sud). En raison de Le Brésil, premier exportateur mondial de viande de poulet, a dû suspendre ses envois de produits avicoles vers 24 pays. Aucun autre cas n’a été signalé depuis en élevages commerciaux. Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Carlos Fávaro, lors d’une audience publique devant la commission de l’Agriculture du Sénat fédéral, le 27 mai à Brasilia (DF), a rappelé que la population pouvait continuer à consommer de la viande de poulet et des œufs en toute sécurité.
Insectes : le finlandais Volare construit une usine pour nourrir les poissons d'élevage
Le producteur d’insectes finlandais a annoncé le 3 juin avoir mobilisé 26 M€ pour construire son usine d’élevage Volare 01 et de transformation d’insectes. « Le cycle de financement comprend un mélange de fonds propres, de mezzanine et de prêts de premier rang, ainsi que de financements publics, avec le soutien de Maki.vc, Firstminute Capital, Springvest, The Finnish Climate Fund (qui sera fusionné avec Finnish Industry Investment), Finnvera, Norion Bank, South Ostrobothnia ELY Centre et Business Finland », détaille la société dans un communiqué. Volare, qui élèvera des mouches soldats noires (Hermetia illucens), s’appuie sur « son procédé exclusif sans déchets et sans combustibles fossiles », mettant en avant une réduction de 30 % de la consommation d'énergie de traitement des larves et de 50 % de la consommation d'énergie pour l'hygiénisation. Volare vise en particulier l’alimentation des poissons d’élevage. Un accord a été passé avec les fabricants d’aliments Skretting et Alltech Fennoaqua afin d’offrir une alternative aux farines de poissons. « L'usine de Volare 01 produira des protéines équivalant au rendement de 200 millions de harengs de la Baltique par an, soit environ 18 % de la capture totale de poissons de la Finlande en termes de protéines », explique Volare.
Semences d'oléagineux : net repli attendu de la sole française 2025, selon l'Anamso
La sole hexagonale de semences de tournesol et de colza devrait nettement reculer entre 2024 et 2025, a indiqué l'Anamso (association des producteurs de semences oléagineuses) lors de son assemblée générale à Paris le 4 juin. Dans le détail, la sole de tournesol « reculerait de 2 000 ha, à 13 000 ha environ », et celle de colza dans les mêmes proportions, « à environ 10 000 ha », précise la directrice Sophie Barnaud. Néanmoins, ces chiffres ne sont pas encore consolidés, spécialement concernant le colza, qui n'a pas encore été semé. Ainsi, des évolutions sont encore susceptibles de survenir. Une des raisons évoquées justifiant la prévision de baisse des assolements : la guerre en Ukraine. Pour rappel, l’Ukraine et la Russie sont historiquement d’importants débouchés pour les semences françaises. Le conflit pénalise ainsi les exportations hexagonales, n'incitant pas à produire. Le pic de production français avait été atteint en 2018 concernant le tournesol, « avec 20 000 ha », précise Sophie Barnaud. L'Anamso projette par ailleurs une stabilisation de la sole hexagonale 2025 de semence de soja, à environ 5 000 ha.
Biocontrôle : accord de distribution Amoéba/Koppert « multi-cultures et multi-pays »
La greentech française Amoéba et le poids lourd néerlandais Koppert viennent de signer, à propos du biofongicide Axpera d’Amoéba destiné aux vignes et au maraîchage (serres, plein champ), un « accord de distribution majeur », « multi-cultures et multi-pays », censé être « [lancé] au début de l’année 2026 », selon un communiqué du 3 juin. Koppert obtient ainsi « les droits de distribution exclusifs » pour cinq ans, sous sa propre marque, aux États-Unis et dans 18 pays européens : France, Pays-Bas, Espagne, Italie, Grèce, Allemagne, Belgique, Portugal, Irlande, Autriche, Hongrie, Finlande, Suède, Slovénie, Croatie, Roumanie, Bulgarie, République tchèque. De plus, les deux entreprises planchent sur un « éventuel lancement au Brésil ». La production se fera sur le site d’Amoéba à Chassieu (Rhône) et par l’intermédiaire de sous-traitants (CDMO). Pour rappel, mi-avril en France, Axpera a reçu une autorisation de mise sur le marché d’urgence (temporaire) pour le traitement du mildiou de la vigne. Puis mi-mai, au niveau de l’UE, les Etats membres ont voté en faveur de l’approbation de la substance active d’Axpera, le lysat de l’amibe Willaertia magna C2c Maky, en tant que substance active à faible risque, avant un règlement d’exécution à venir pour une approbation officielle.
Foncier : un appel à fusionner Safer, contrôle des structures et des opérations sociétaires
Dans un rapport à paraître (synthèse disponible) « Pour une gouvernance foncière agricole rénovée », l’Académie d’agriculture appelle à « fusionner les trois instances de régulation » : Safer, contrôle des structures, et des opérations sociétaires créé par la loi Sempastous. Cette organisation simplifiée, couvrant tous les transferts d’exploitation (marché immobilier, des parts sociales, location de terres, recours à des entreprises de travaux), laisserait « au seul préfet le soin de prendre la décision administrative, après avis du comité technique de la Safer » chargé d’instruire le dossier. La gouvernance du foncier agricole est devenue « obsolète », justifie l’Académie. En cause, l’agrandissement des exploitations, l’essor des sociétés, de nouveaux modes d’organisation du travail. L’Académie pose un préalable au chantier de rénovation : l’émergence d’« une vision commune de l’avenir de l’agriculture ». Et de proposer la mise en place d’un Schéma local de cohérence territoriale, élaboré par la collectivité locale. Les représentants de la profession agricole devraient y être « pleinement associés », et la procédure d’avis conformes sur tous sujets en lien avec l’agriculture serait de nature à « préserver leurs prérogatives ».
Installations : encore beaucoup d'installés en « cadre familial » dans les micro-fermes
À l’occasion du colloque des chercheurs du RMT Filarmoni (Inrae, instituts techniques, FranceAgriMer…) le 4 juin, l’économiste de l’Idele (institut de l’élevage) Christophe Perrot a présenté une typologie des installations récentes (2010-2020) dans les 33 000 micro-fermes (moins de 25 000 € de production brute standard). Il montre que les installés en « cadre familial » y ont encore une place importante (60 % des installations). Il y associe sa première catégorie d’installations, dites de « gestion du patrimoine foncier familial ». En effet un tiers de ces 33 000 installations en micro-fermes renouvelées se font en grandes cultures (céréales) et surfaces herbagères sans animaux. Les chefs d’exploitation de cette catégorie travaillent le plus souvent à moins d’un quart de temps, sur 13 ha de SAU et se sont installés tardivement (50 % après 50 ans). On peut y ajouter 12% d’installations avec transmission familiale en viticulture (très rarement avec mention de circuits courts) ou en arboriculture sur des faibles surfaces. La deuxième catégorie (10% des installations en microfermes renouvelées) est celle des « double actifs de père en fils » en élevage de ruminants (bovins viande ou ovins viande) avec parfois un peu de cultures. Une catégorie qui a peu de place dans le débat public français. La dernière catégorie facilement interprétable, celle dont on parle le plus quand on évoque les micro-fermes, est celle des installés « hors-cadre familial », présumés non-issus du monde agricole (Nima). Ils sont le plus souvent installés à plein temps, en élevage (sauf bovins lait et porcs) ou en maraîchage et cultures pérennes. Elle représente 20% des installations en microfermes renouvelées ou souvent créées.
Consommation : les quantités achetées remontent depuis le début d'année (FranceAgrimer)
Dans une note que FranceAgriMer vient de mettre en ligne, l'établissement public constate une remontée des quantités achetées à domicile par les ménages au cours des quatre premiers mois de 2025, après trois années de déconsommation. On y voit que les achats de produits frais traditionnels (PFT) (à la coupe ou à poids variable) de janvier à avril 2025 sont supérieures de 4% aux achats de la même période en 2024. Quant aux produits de grande consommation (PGC) alimentaires, le nombre d’articles est en hausse de 3%. Pour les PTF, ces volumes de 2025 restent inférieurs aux moyennes des années 2018 et 2019 d’avant-covid, sauf pour les légumes (100%) et la volaille (104%). Les fromages emballés par le distributeur restent particulièrement à la traîne (75%), leurs ventes n’ayant pas augmenté en ce début 2025. Les charcuteries (rayon traditionnel) poursuivent leur chute, tombant à 84 % de leur volume de 2018-2019. Les fromages et les charcuteries préemballés progressent franchement mieux qu’au rayon traditionnel, après la chute de 2022 et deux ans de stagnation. En libre-service ils atteignent respectivement 112 % et 109 % de leurs niveaux de 2018-2019.
« Souveraineté alimentaire » : taux d'approvisionnement médian des filières quasi-stable sur dix ans
À l'occasion du colloque des chercheurs du RMT Filarmoni (Inrae, instituts techniques, FranceAgriMer ...) le 4 juin, Cécile Guillot, cheffe du service Analyse économique des filières de FranceAgriMer a battu en brèche l'idée d’une « baisse de souveraineté alimentaire ». « En médiane, ce n'est pas vrai », explique-t-elle, avant de préciser : « Il y a [une baisse de] trois points, ce n'est pas si catastrophique que ça ». En effet, sur 35 produits, la médiane du taux d'auto-approvisionnement (TAA) est passée de 105 % à 102 %, entre les périodes 2021-2023 et 2011-2013. Et de nuancer : « Produit par produit, il peut y avoir des choses différentes ». Car, derrière la médiane, des types d'évolutions très différents sont recensés, a-t-elle détaillé : un TAA en baisse du fait d'une production qui baisse, comme en fruits et en blé dur ; un TAA en baisse du fait d'une consommation qui progresse plus vite que la production (poulet) ; un TAA en hausse parce que la production augmente plus vite que la consommation (tournesol, pomme de terre, soja) ; un TAA en hausse, mais une « souveraineté en trompe-l’œil », car la consommation baisse plus vite que la production (vin, lapin, ovin). Et enfin, une consommation qui se déplace vers des produits structurellement déficitaire (fruits exotiques, riz).
Évènementiel : le Space 2025 sera placé sous le signe de l’intelligence artificielle
« L’intelligence agricole au cœur de la Planète élevage » : c’est le thème de la 39e édition du Space, qui se tiendra du 16 au 18 septembre au Parc Expo de Rennes (Ille-et-Vilaine). Les organisateurs du salon ont choisi de mettre l’accent sur « l'intelligence artificielle au service des agriculteurs », pour « viser l’amélioration de la précision, de la performance, du confort de travail et de la gestion de la santé des animaux ». L’IA sera notamment au cœur de l’Espace pour demain du salon et de la chambre d’agriculture de Bretagne). Le Space organise cette année son premier hackathon sur ce sujet, baptisé « AGREEN Défi » : en deux jours, les participants devront « développer un prototype fonctionnel en exploitant les potentialités de l'intelligence artificielle » dans sept domaines (élevage de précision, sanitaire, simplification administrative, etc.). Côté concours bovins, le Space accueillera un challenge national salers et le concours Miss montbéliarde. Enfin, le salon – qui a attiré plus de 101 000 visiteurs en 2024 – fermera plus tard le soir, à 19h tous les jours.
Évènementiel : Jancovici animera une conférence inaugurale au Sommet de l’élevage
Le président du Shift Project Jean-Marc Jancovici (lire notre entretien) animera une conférence inaugurale sur « un élevage ruminant bas carbone et durable » mardi 7 octobre, au premier jour du Sommet de l’élevage, qui se tiendra à Cournon-d’Auvergne (Puy-de-Dôme) jusqu’au 10 octobre. Le salon – qui s’est rebaptisé « Mondial de l’élevage durable » en 2023 – présentera aussi une « fresque de l’élevage herbivore durable » dans le hall d’accueil de la Grande halle d’Auvergne, afin de créer un « dialogue entre les citoyens et les éleveurs ». Le Maroc sera le pays à l’honneur de cette 34e édition. Parmi les temps forts, le Sommet accueillera les concours nationaux des races bovines charolaise (viande) et simmental (lait). À la veille de l’Année internationale du pastoralisme (organisée par la FAO en 2026), le salon proposera aussi une deuxième édition des « Rencontres Pasto ». En 2024, le Sommet de l’élevage avait accueilli plus de 120 000 visiteurs.
Semences oléagineuses : Laurent Bourdil reconduit à la tête de l'Anamso
Laurent Bourdil a été réélu président de l’Anamso (association des agriculteurs multiplicateurs de semences oléagineuses), lors de son assemblée générale qui s'est tenue le 4 juin à Paris. Agriculteur multiplicateur de semences oléagineuses dans le Sud-Ouest (à Villasavary, dans le département de l’Aude), il est également membre du conseil d’administration de la Semae (l’interprofession des semences et plants) et président de sa section plantes oléagineuses. Pour rappel, l’Anamso apporte un soutien technique et économique à ses 2 600 adhérents, sur 32 000 ha environ. Elle travaille actuellement sur quatre priorités : la pollinisation, la récolte, les dégâts d’oiseaux et la veille phytosanitaire.