NBT : le Parlement européen favorable à la libéralisation mais veut plus de traçabilité et pas de brevets
Les eurodéputés ont adopté (par 307 voix contre 263 et 41 abstention), le 7 février en plénière à Strasbourg, leur position sur la réglementation concernant les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT), se prononçant pour une simplification de leur autorisation. Différence majeure avec la proposition initiale de la Commission européenne: ils demandent l’interdiction totale des brevets déposés pour l’ensemble des végétaux NBT. Autre nouveauté: un amendement, déposé par les Verts et le socialiste Christophe Clergeau, qui a été adopté demande aussi une «traçabilité documentée» à chaque étape de leur mise sur le marché ce qui pourrait aboutir à leur étiquetage. Pour le reste, le texte définit deux catégories de NBT. La première pour les modifications de moins de 20 nucléotides est considérée comme équivalente aux semences conventionnelles. La deuxième catégorie est, elle, soumise à la réglementation OGM avec un certain nombre de souplesses. Ces deux catégories de NBT ne pourront pas être utilisées en agriculture biologique. Au niveau des États membres, les discussions sur ce règlement restent compliquées. La présidence belge du Conseil de l’UE tente de les débloquer et espère finaliser rapidement une position des Vingt-sept. Mais, il semble désormais impossible de conclure un accord interinstitutionnel sur ce dossier avant les élections européennes de juin.
Bio: la Fnab manifeste devant l'Assemblée, Fesneau ouvert à des «mesures complémentaires»
Environ 200 personnes se sont rassemblées le 7 février près de l'Assemblée nationale à l'appel de la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) pour dénoncer la «régression environnementale» du gouvernement. «La régression environnementale, pour nous, ça va être l'invisibilisation de l'agriculture biologique, parce que jusqu'à présent, c'était ça la vraie alternative», a déclaré Philippe Camburet, président de la Fnab. Faute de soutien, il redoute la «déconversion» de fermes bio qui «vont repartir en agriculture conventionnelle, réutiliser des pesticides et des engrais de synthèse». La fédération est indignée par l'annonce d'une enveloppe d'aide de 50 millions d'euros: une somme «totalement dérisoire» qui ne «correspond qu'à quelques euros par ferme», estime Alan Testard, maraîcher en Ille-et-Vilaine. Les organisations agricoles ont chiffré à «271 millions d'euros» le montant nécessaire «pour compenser les pertes du secteur de l'agriculture biologique en 2024», selon un communiqué distribué lors de la manifestation. La Fnab réclame également une aide de 145 euros par hectare et par an pour valoriser l'impact positif des agriculteurs bio sur l'environnement.Interrogé le 7 février par les députés de la commission des affaires économiques, le ministre de l'Agriculture a déclaré qu'il était ouvert à «des mesures complémentaires». Une réunion avec les professionnels du secteur est prévue au cabinet de Marc Fesneau le 8 février. Elle visera à établir les besoins de chaque filière, et à étudier ces éventuelles mesures complémentaires évoquées par le ministre, indiquent les professionnels.
Curage des canaux : le gouvernement fait paraître le décret de simplification
Quelques semaines après les inondations dans le Pas-de-Calais, un décret relatif aux opérations d'entretien des milieux aquatiques a été publié au Journal officiel le 1er février. D’après l’article 6, le curage ponctuel doit consister en «une intervention ayant uniquement pour objet la restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques». L’objectif étant de «remédier à un dysfonctionnement du transport naturel des sédiments de nature à empêcher le libre écoulement des eaux ou à nuire au bon fonctionnement des milieux aquatiques ou de lutter contre l’eutrophisation» (l’apport excessif d'éléments nutritifs dans les eaux, Ndlr). Contacté le 6 février par Agra Presse, le ministère de la Transition écologique a confirmé que ledit décret bénéficiera de la rubrique 3 350 (restauration des fonctionnalités naturelles des milieux aquatiques) de la nomenclature IOTA (installations, ouvrages, travaux et activités). Cette rubrique permet d’alléger la procédure pour certains projets en faveur de l’environnement, soumis alors à déclaration au lieu d’une autorisation. «Concrètement, une fois le dossier déposé, une instruction d’autorisation dure environ neuf à douze mois, alors que le délai d’une déclaration est de deux mois», avait précisé le ministère de la Transition écologique à Agra Presse mi-janvier.
Retards de paiement: la région Paca annonce 5 M€ d’aides à la trésorerie
Dans un communiqué du 1er février, la région Sud (anciennement Paca) annonce le «lancement d’un fonds d’aide à la trésorerie de 5 M€ pour les dossiers en souffrance dont les retards de paiement mettent en péril les exploitations». Lors des manifestations de ces derniers jours, les revendications portaient notamment sur la simplification administrative et l’accélération du versement des aides publiques. Lors de sa déclaration de politique générale le 30 janvier, Gabriel Attal a promis que «toutes les aides» européennes de la Pac «seront versées sur les comptes bancaires des exploitants d'ici le 15 mars». Par ailleurs, dans son communiqué, la région Sud indique qu’elle lancera «un plan agritourisme» en mars, afin de «diversifier les sources de revenus de nos agriculteurs». Ces deux dispositifs font partie d’une série de «nouveaux engagements» pris après les récentes manifestations et issus «des réflexions menées avec l’ensemble de la filière». Enfin, dans le but de «valoriser la profession et montrer l’excellence de notre agriculture», un prix annuel sera remis par Karine Le Marchand «pour récompenser les producteurs régionaux engagés dans une logique vertueuse et particulièrement remarquable».
Commerce extérieur : la balance commerciale agricole de la France se dégrade en 2023
Après avoir atteint 4,8 milliards d’euros (M€) en 2022, soit son plus haut niveau historique, le solde commercial agricole de la France se dégrade de nouveau en 2023 et s’établit à 1,2M€, d’après les données des douanes publiées le 7 février. «Le solde agricole reste excédentaire mais à un niveau près de quatre fois moindre qu’en 2022», souligne le département des statistiques et des études du commerce extérieur. L'année 2022 avait été exceptionnelle au regard de l'évolution de la balance commerciale française qui décline depuis plusieurs années. La forte dégradation en 2023 s’explique notamment par le recul des exportations, en lien avec la baisse des prix agricoles. Les exportations s’établissent à 19,1 M€ en 2023, soit une baisse de 14,9% par rapport à 2022. Elles avaient bondi de 36% en 2022 avec l’envolée des prix des céréales. Les douanes relèvent une baisse des envois vers les pays africains en 2023. Quant aux importations, elles continuent de progresser et atteignent 17,9 M€ en 2023 (+1,3%). La croissance des importations en valeur ralentit néanmoins par rapport à 2021 et 2022, quand elle atteignait plus de 12%. Contrairement aux produits agricoles, les exportations de l'agroalimentaire progressent en 2023 : l'excédent commercial du secteur s'établit à 6,7M€.
PLOA : le diagnostic des sols est «inopportun», selon Jeunes agriculteurs
Auditionné le 7 février par la commission des affaires économiques au Sénat, le président de JA Arnaud Gaillot a jugé «inopportun» le diagnostic de santé et qualité des sols inscrit dans le pacte et l’avant-projet de loi d’orientation agricole (PLOA). «Vu que l’Europe en débat actuellement, il ne nous semble pas opportun que la France» légifère dessus, a-t-il déclaré, faisant référence à la proposition en juillet par Bruxelles d’une directive sur les sols. Et d’ajouter que personne «n’a été capable de nous expliquer vraiment ce qu’on voulait faire avec ça». Le diagnostic des sols fait partie des «quelques points qui nous inquiètent» dans le PLOA, a dit Arnaud Gaillot même si, après l’avoir abordé avec le Premier ministre, le syndicaliste a «plutôt le sentiment (…) que ça sera enlevé» du texte. JA plaide pour un «diagnostic généraliste» permettant d’évaluer la durabilité de l’exploitation, à la fois sur l’aspect économique et face au changement climatique. Le PLOA prévoit bien un diagnostic modulaire pour l’accompagnement des installations et transmissions. Egalement auditionnée sur le sujet, la secrétaire générale de la Conf’ Véronique Marchesseau a, elle, souligné qu’«aujourd’hui, il existe beaucoup de diagnostics, dans beaucoup de réseaux»: «On n’est peut-être pas obligés de tout réinventer.»
Ecophyto: un couple d'indicateurs permettrait de «dépasser les oppositions» (chercheur)
Dans un entretien accordé à Agra Presse, à paraître le 9 février, le président du comité scientifique des chambres d’agriculture et chercheur émérite en agronomie de l’Inrae, Jean-Marc Meynard, alerte sur un risque de rupture du dialogue autour du plan Ecophyto, alors que le Premier ministre a annoncé une «pause» dans son élaboration, pour réformer les indicateurs de suivi. «Les indicateurs sont d’une importance cruciale, estime l'agronome. Je ne comprends pas l’idée qui consisterait à mettre en avant un indicateur sans prendre le temps du dialogue avec la diversité des acteurs. Les indicateurs sont à la fois ce qui permet à la société de juger de l’efficacité d’un plan, et aux acteurs de vérifier de l’efficacité de leurs efforts.» Pour Jean-Marc Meynard, «si un indicateur controversé est imposé par l’État et l’Europe, on se dirige vers une évolution très négative d’Ecophyto, puisque personne ne sera d’accord sur l’interprétation des chiffres. Chacun fera référence à l'indicateur qu'il préfère, et plus personne ne se parlera.» Sur France culture le 5 février, le ministre de l'Agriculture a notamment évoqué le HRI, très critiqué par les associations environnementales. Pour le chercheur, la piste de «deux indicateurs, un de dépendance, et un de nocivité serait une manière de dépasser les oppositions, et d'avoir une évaluation plus complète».
Pesticides : treize mutuelles interpellent Attal sur l’indemnisation des victimes
À l’occasion d’un colloque au Sénat consacré au sujet des maladies liées à l’amiante et aux pesticides le 5 février, un ensemble de treize mutuelles* ont interpellé le Premier ministre sur la situation des victimes. «Face à l’augmentation inédite des maladies chroniques, tel que le cancer, en partie dû aux pesticides, nous prenons la responsabilité d’interpeller les pouvoirs publics en formulant des demandes pour la prévention et la réparation des préjudices de tous», expliquent les mutuelles. Concernant spécifiquement les pesticides, elles demandent l’alignement du Fonds d’indemnisation des victimes des pesticides (FIVP) sur celui existant pour les victimes de l’amiante (indemnisation intégrale et non forfaitaire comme aujourd’hui). Elles demandent aussi «l’application de la loi au sujet de l’évaluation de la toxicité des pesticides avant autorisation à la vente». Les autres réclamations sont plus éloignées des modalités d'indemnisation: application de la loi Egalim (20% de bio en restauration collective) et mise en œuvre du scénario de l'Inrae «Agriculture européenne sans pesticides chimiques à l’horizon 2050». *La Mutuelle Familiale, Mutuelle du personnel du groupe RATP, Tutélaire, SMH, Mutuale, Nuoma Mutuelle, Mutami, Mutuelle de Bagneaux, Mutuelle des œuvres de la Méditerranée, Aubéane, 525e Mutuelle d’Entreprises, Unalis mutuelles et Alternatives Mutuelles.
Pesticides : la fin du conseil stratégique n’est «pas un refus d’obstacle», selon Windsor
Annoncée le 1er février par Matignon, l’abandon du conseil stratégique sur les phytos (CSP) sous sa forme actuelle n’est «pas un refus d’obstacle sur le sujet phytos, mais le refus d’une complexité dans la façon de le gérer, qui est totalement incompréhensible», a estimé Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France, le 7 février. «On ne traitera pas le sujet des phytos par des injonctions et la multiplication des formations», a-t-il ajouté, tout en critiquant l’articulation entre le CSP et le Certiphyto (nécessaire pour réaliser les traitements phytos). Ce dernier doit être renouvelé tous les cinq ans à travers une formation. Pour le décrocher, «il faut avoir fait deux conseils stratégiques séparés d’au moins deux ans», rappelle M. Windsor. Or, «l’État n’a jamais accepté de nous donner les dates de renouvellement du Certiphtyo pour que l’on communique auprès des agriculteurs», a affirmé l’agriculteur de Seine-Maritime lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat. «Moi le premier, j’ai un peu de mal à savoir quand je dois faire ce fameux conseil stratégique, et je me demande pourquoi je dois le faire, alors que je fais partie d’un groupe de groupe de développement et d’un groupe Dephy» (démarche de réduction des phytos financée par l’État dans le cadre d’Ecophyto).
Climat : pas de financement pour déployer les diagnostics en 2025 (chambres)
Alors que les chambres d’agriculture lancent des diagnostics des exploitations agricoles en lien avec le changement climatique, «on a les financements pour la phase de test» cette année, mais «en 2025, il n’y a pas de financement prévu» pour leur déploiement, a indiqué Sébastien Windsor, président de Chambres d’agriculture France, le 7 février. Comme il l’a rappelé aux sénateurs de la commission des Affaires économiques, ce projet mené avec la Coopération agricole englobe l’adaptation au changement climatique et la réduction des émissions (atténuation). «On teste [le diagnostic] sur 1000 agriculteurs, on forme 350 conseillers en 2024 sur le sujet, dans le but de pouvoir faire 10 000 accompagnements à partir de 2025.» Des objectifs déjà décalés d’un an depuis l’annonce du projet en septembre 2022. Par ailleurs, le président de Chambres d’agriculture France est notamment revenu sur le cas des MAE transition, dispositif porté par son organisation dans le cadre de la Pac 2023-2027 pour accompagner la transition systémique des exploitations. «On a du mal à les faire atterrir», déplore-t-il, appelant à «débloquer le cadre européen» pour pouvoir financer les prises de risques des agriculteurs, et non simplement compenser leurs pertes.
Prix alimentaires: six produits de marque épinglés par Foodwatch pour «cheapflation»
L'association de défense des consommateurs Foodwatch a épinglé, le 6 février, six produits de grandes marques dont la composition a été altérée tandis que leurs prix augmentaient, souvent à l'insu des consommateurs en période d'inflation. Cette pratique qui consiste à réduire des ingrédients, les supprimer ou les remplacer par des substituts moins chers ou de moindre qualité est baptisée «cheapflation», contraction de «cheap» («bon marché») et «inflation». Outre deux produits à base de poisson, l’association épingle notamment les rillettes Bordeau Chesnel dans lesquelles «la quantité de viande de poulet a diminué de 5,5% entre 2021 et 2024». «La graisse de canard a été remplacée par des huiles végétales tandis que l'origine de la viande, initialement française, est devenue européenne, signale un communiqué, le prix au kilo du produit a, lui, augmenté de 31% chez Super U». Selon l’industriel, ces changements ont été effectués «dans un contexte de grippe aviaire». Unilever invoque cette même raison pour justifier la diminution de la part de jaunes d’œufs dans une mayonnaise Maille, dont le prix a, lui, augmenté. Foodwatch relève aussi le remplacement de l’huile de tournesol par de l’huile de palme – moins chère – dans des cookies Milka (Mondelez) et l’introduction de cette même huile dans la recette des chocolats After Eight (Nestlé).
Influenza : premiers foyers dans les élevages tchèques, 140 000 volailles abattues
En République tchèque, les éleveurs ont abattu environ 140 000 volailles depuis le début de l'année pour tenter d'enrayer la propagation de l’influenza aviaire, ont déclaré les services vétérinaires SVS le 7 février. «Depuis le début de l'année, nous avons confirmé l'existence de 15 foyers de grippe aviaire dans de petites exploitations non commerciales (basses-cours, NDLR) et de trois foyers dans de grandes exploitations», a indiqué SVS sur son site. La maladie a également été détectée chez quatre oiseaux sauvages morts en dehors des exploitations, rapporte l’AFP. Les trois fermes commerciales, toutes situées dans le centre de la République tchèque, ont dû abattre 50 000 canards et 90 000 poulets. La République tchèque a connu ses premiers foyers en élevages fin janvier. Selon le dernier bulletin de la plateforme française Epidémiosurveillance en santé animale (ESA), l’influenza aviaire est présente dans 32 pays européens (au sens géographique). Le Vieux continent dénombre 225 foyers en volailles et 524 en faune sauvage. La France, qui était le pays le plus touché en 2022-2023, compte dix foyers en élevages – dont trois sur des canards, malgré l'obligation de vacciner ces palmipèdes depuis octobre 2023.
Endives : les producteurs alertent Matignon sur le retrait attendu de trois pesticides
Dans une lettre ouverte le 5 février, l’association des producteurs d’endives français (Apef) attire l’attention du Premier ministre sur les conséquences que pourraient avoir plusieurs retraits de pesticides sur la filière. « A date, elle n’a aucune visibilité sur sa capacité à produire après 2024, à la suite du retrait annoncé de plusieurs substances actives clés permettant de garantir la pérennité technique et économique de cette culture », développent les producteurs. Il s’agit de trois produits – le Benfluraline, le Triflusulfuron-méthyle, et le Spirotétramate – pour lesquels la filière est dans une impasse technique. « Notre station d’expérimentation dédiée à l’endive travaille sur des alternatives mais aucune n’a – à ce jour – permis de rassurer les endiviers et leurs conseillers techniques. Les cycles de la nature et la complexité du métier d’endivier ne permettent pas de trouver des réponses dans les laps de temps aussi courts que le prévoit la réglementation », est-il expliqué. L’Apef a également déposé un dossier au Parsada pour financer davantage de travaux d’expérimentation et trouver des solutions «encore plus vertueuses». Pour l’association, la situation entrave les projets d’investissements ou d’installation de jeunes endiviers, «freinant d’autant l’évolution vers des pratiques agroécologiques». La France est le premier pays producteur mondial d’endives avec 130 000 tonnes (90% issus des Hauts de France).
Agtech : un concours d'innovation dédié à l'intelligence artificielle générative en agriculture
À l'occasion d'une conférence de presse le 7 février, l'association de start-up agricoles La Ferme digitale a annoncé l'organisation d'un concours d'innovation dédié aux usages en agriculture des technologies dites d'intelligence artificielle générative, rendues célèbres par les applications ChatGPT, Dall-e ou Midjourney. Intitulé Hackaton Gaia, ce concours est «une première mondiale», selon ses organisateurs. Installé au Salon de l'agriculture dans l'espace dédié aux professionnels (Sia'Pro), il se déroulera du 26 au 27 février et confrontera huit équipes, qui se seront préalablement exercées sur l'outil de recherche mis à disposition par la start-up française Mistral (disponible sur ce lien), spécialisé dans les « risques environnementaux ». « Nous pensons que cette technologie va bouleverser le métier de conseiller en agriculture, si elle s'appuie sur une base de données solide et bien paramétrée », a expliqué le président de la Ferme digitale, Jérôme Leroy, par ailleurs dirigeant de la start-up Weenat (stations météo connectées). « Le conseiller qui ne l'utiliserait pas demain pourra passer à côté d'informations importantes. » Parmi les thématiques proposées par les organisateurs : « La transmission des exploitations, l’attractivité des métiers de l’agriculture et des formations, la conduite des cultures, le management des élevages, les achats et les ventes, ainsi que le décryptage des normes et des règlements », liste le communiqué de l'association.
Semences : Anne Azam nommée p.-d.g. de Syngenta France
Dans un communiqué de presse daté du 7 février, le groupe Syngenta, leader en semences et protection des cultures, a annoncé la nomination d’Anne Azam au poste de présidente-directrice générale de Syngenta France à compter de ce jour. Début janvier, Mme Azam avait été nommée directrice de l’unité commerciale France, après avoir dirigé pendant quatre ans la division Syngenta semences grandes cultures France et Europe du Sud. Diplômée de l’Ecole nationale d’agronomie et des industries alimentaires de Nancy (Ensaia) et d’une maîtrise en biotechnologies de l’Université Paul Sabatier de Toulouse, Anne Azam a notamment travaillé chez HM. Clause, spécialiste des semences potagères pour professionnels, avant de rejoindre Syngenta.
Grandes cultures : Jean-Marc Schwartz élu président d’Arvalis
Le conseil d’administration de l’institut Arvalis, référent technique pour les grandes cultures, a élu Jean-Marc Schwartz à sa tête le 7 février. Agriculteur dans le Haut-Rhin, M. Schwartz produit du maïs, du blé tendre, de l’orge ainsi que de la betterave sucrière et du soja. Il est également producteur de semence de blé tendre et de blé dur. «Dans la continuité de ma prédécesseur, Anne-Claire Vial, j’aurais la volonté qu’Arvalis apporte sa contribution au développement de productions agricoles de qualité et en quantité suffisante pour tous les territoires», soutient M. Schwartz. Et d’ajouter que «les défis techniques sont nombreux», qu’il s’agisse de la décarbonation, de la protection des cultures en passant par l’utilisation de l’eau et la fertilité des sols. Le nouveau président d’Arvalis est également trésorier de l’AGPM, membre du bureau de la Fdsea 68 et administrateur de la coopérative CAC de Colmar.