Manifestations: quatre agriculteurs sur cinq ont soutenu le mouvement (sondage)
Plus de 83% des agriculteurs répondants disent avoir soutenu les manifestations de ce début d’année, d’après une enquête Cevipof/Agro Toulouse/Réussir présentée le 28 mai. Dans le détail, 40% disent avoir participé à des manifestations (13% revendiquant «de nombreuses» actions), tandis que 44% les soutenaient sans y participer. Parmi «les revendications les plus importantes de ce mouvement», cinq thèmes apparaissent comme prioritaires aux yeux des 1258 répondants: «plus de cohérence entre les réglementations» (57%); la «protection des marchés nationaux» contre la concurrence européenne et des pays tiers (50%); «l’allègement des normes environnementales» (49%); la «simplification» des procédures de la Pac (48%); et enfin le «strict respect de la loi Egalim» (47%). Deux des mesures phares de l’exécutif en réponse à la crise décrochent des scores plus faibles: la baisse de la fiscalité sur le GNR (29%) et la mise en place de prix plancher (17%), annoncée par Emmanuel Macron au Salon de l’agriculture. Enfin apparaissent en queue de peloton d’autres thèmes mis en avant par les syndicats agricoles: aides aux agriculteurs en difficulté (23%), accélération des paiements des aides (21%), allègement des procédures pour le stockage de l’eau (17%) et les mesures fiscales en faveur de l’installation (15%).
NBT: dernière tentative de la présidence belge de l’UE pour sortir de l'ornière
Lors d’un débat qui s’est tenu le 27 mai à Bruxelles à l’occasion de leur réunion mensuelle, une grande majorité des ministres de l’Agriculture a, une nouvelle fois, appelé à trouver rapidement un compromis sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT). Les discussions sont à l’arrêt entre les États membres depuis quelques mois, mais la présidence belge du Conseil lance actuellement un dernière tentative pour débloquer le dossier. Un nouveau compromis a été discuté en comité d’experts le 23 mai qui propose d’interdire la brevetabilité des NBT de catégorie 1 (ceux pouvant s’apparenter à des variétés conventionnelles). Certains États membres restent toutefois très opposés au texte sur la table, comme la Pologne, l’Autriche ou la Slovénie. Plusieurs délégations suggèrent, pour trouver une issue, de scinder ce texte en deux afin d’en extraire les éléments les plus problématiques – la question de la brevetabilité en premier lieu – afin d’avancer. «La présidence a vraiment envie de finaliser une position du Conseil d’ici au mois de juin, mais il y a encore des blocages, notamment autour de la question des brevets», admet le ministre belge David Clarinval, qui préside le Conseil Agriculture. Et de préciser: «Je ne désespère pas que le sujet puisse sortir de l’ornière après les élections européennes.»
Gestion de crise: les États membres cherchent des solutions et surtout des fonds
Alors que quelques dizaines de tracteurs défilaient encore dans les rues de Bruxelles (à l’appel de l’EMB et de Via Campesina), les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept ont une nouvelle fois fait le point sur la réponse à apporter aux difficultés agricoles. Ils se sont en particulier penchés sur les outils de gestion des risques, convenant que le budget disponible était insuffisant, surtout avec la multiplication des aléas climatiques défavorable. «D’où pourraient venir les fonds manquants?», a résumé le ministre belge David Clarinval qui présidait la réunion. Certains plaident pour une réduction des aides directes, d’autres pour que de l’argent supplémentaire soit débloqué. Le ministre français Marc Fesneau a, lui, demandé une révision du système de la moyenne olympique (calculée sur les cinq dernières années, en excluant la valeur maximale et la valeur minimale) sur laquelle repose les contrats d’assurance climatique. «Après trois ou quatre épisodes climatiques défavorables, mécaniquement, l’indemnisation devient moins intéressante, ce qui rend le système moins puissant», a-t-il détaillé. Ces réflexions vont se poursuivre dans les prochains mois. «Nous devons nous concentrer sur la mise en œuvre» de ces dispositifs afin «de tirer des leçons au fur et à mesure pour la prochaine Pac», a conclu le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski.
Importations ukrainiennes: Marc Fesneau veut agir rapidement sur le sucre
En marge de la réunion du Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE du 27 mai, au cours de laquelle la situation des marchés agricoles européens était à l’ordre du jour, Marc Fesneau s’est exprimé en faveur d’une activation rapide des mesures de sauvegarde pour le secteur du sucre. Ce dispositif est prévu dans le cadre du mécanisme de «frein d’urgence» automatique destiné à contrebalancer les effets de la libéralisation des importations de produits agricoles ukrainiens. Sur ce point, le ministre français a d’ailleurs déclaré: «On a voté un règlement sur les mesures commerciales autonomes et on entend bien qu’il soit respecté.» En effet, selon les premières données de Bruxelles, près de 150 000 t de sucre blanc auraient été importées dans l’UE sur la période de janvier à mars, et le seuil de 262 000 t fixé par le nouveau règlement serait en passe d’être atteint, avant même son entrée en vigueur. Une demande qui est d'ailleurs déjà portée par les producteurs de betteraves sucrières européens (CIBE). En conférence de presse, la commissaire Mairead McGuinness (Services financiers), qui remplaçait Janusz Wojciecowski, a indiqué que les nouvelles mesures allaient aider à stabiliser les importations et les prix.
Céréales/Pologne: Bruxelles valide une aide d’État de 486 M€ pour les producteurs
La Commission européenne a approuvé le 27 mai, en vertu du cadre temporaire de crise et de transition partiellement renouvelé le 2 mai, un régime d’aide d’État d’environ 486 millions d’euros (M€) destiné à soutenir les producteurs de céréales polonais dans le contexte de la guerre en Ukraine. Concrètement, Bruxelles précise que ce régime consistera en des montants limités d’aide (maximum 280 000 € par bénéficiaire) sous forme de subventions directes qui devront être accordées au plus tard le 31 décembre. Et d’ajouter que ces aides seront ouvertes aux producteurs de blé, de seigle, d'orge, de triticale et de mélanges de céréales qui risquent de perdre leurs liquidités financières en raison des difficultés du marché agricole provoquées par la guerre de la Russie contre l'Ukraine. Au moment de la prolongation ciblée du cadre de crise, la Pologne était déjà, et de loin, le plus gros utilisateur du mécanisme avec environ 4 Md€, devant l’Italie (2,4 Md€) ou la France (858 M€).
Pesticides: les eaux européennes contaminées par un produit de dégradation des PFAS
À l’occasion d’une conférence de presse le 27 mai, le réseau européen d’action contre les pesticides (Pan Europe) et ses membres, dont l’association française Générations futures, ont révélé «des niveaux alarmants» d’acide trifluoroacétique (TFA) – issus la dégradation de per- et polyfluoroalkylés (PFAS) – dans les eaux européennes. Cette découverte est le résultat d’une enquête menée sur 23 échantillons d’eau de surface et six d’eau souterraine provenant de dix pays de l’UE. Résultat: les concentrations moyennes de TFA dans les échantillons d’eau atteignent 1180 nanogrammes par litre (ng/l), soit 70 fois plus que la moyenne l'ensemble des autres PFAS examinés (17,5 ng/l). «79% des échantillons présentaient des niveaux de TFA supérieurs à la limite de 500 ng/l proposée par la directive européenne sur l'eau potable pour l'ensemble des PFAS», alerte par ailleurs le rapport. Et d’ajouter que «la contamination est généralisée, avec des concentrations particulièrement élevées dans les zones agricoles». Reste que le TFA est aujourd’hui classé comme «non pertinent» par les autorités européennes et échappe donc au seuil limite de 100 ng/l fixé pour certains pesticides et produits issus de leur dégradation dans les eaux souterraines. Un choix que regrettent les associations, qui «exigent» notamment «la classification du TFA comme un métabolite pertinent et une substance prioritaire».
Pesticides/bio: un pomiculteur bio demande l'interdiction de trois herbicides à côté de ses vergers
D'après les informations de France 3, un pomiculteur bio d'Ille-et-Vilaine a demandé au tribunal administratif de Rennes d'enjoindre au préfet d'interdire, par une procédure en référé, «trois herbicides» dans les communes où il exerce, estimant que leur épandage sur des terres voisines est à l'origine, par dérive, de pertes de récolte dans ses vergers. En 2023, sa production serait tombée, de manière inexpliquée, à 40 t, contre 650 t attendues, après 250 t en 2021, rapporte France Bleu. Les fruits seraient retrouvés pourris au sol sans trace de maladie, ni de ravageur. «30 exploitations» (le périmètre n'est pas précisé) auraient subi un «phénomène similaire», selon un technicien de la chambre d'agriculture. Par la suite, des analyses ont été réalisées, qui avaient révélé la présence de prosulfocarbe et de S-métolachlore. Lors de l'audience au tribunal, les représentants de l'État ont affirmé que, en l'absence de «lien de causalité» avéré avec les herbicides pointés, il n'y avait «aucune urgence» à interdire leur usage, puisque «rien ne démontre que l'exploitation aura une meilleure récolte si les produits phytosanitaires ne sont pas épandus», rapporte France Bleu. «Sur les 500 producteurs de pommiers bretons, le S-métolachlore n'a jamais posé difficulté... et, d'un seul coup, on le pointe», aurait déploré la représentante de la Draaf. La décision du tribunal est attendue pour la fin mai.
Agriculteur actif: nouvel assouplissement de la définition
Dans un décret daté du 22 mai, le ministère de l'Agriculture a de nouveau assoupli la définition de l'agriculteur actif, qui ouvre notamment l'accès aux aides de la Pac. D'une part, la définition est étendue à deux types de sociétés: les unions de sociétés coopératives agricoles et les sociétés d'intérêt collectif agricole (Sica), «sous réserve d'exercer une activité agricole (...) sur les exploitations qui leur appartiennent en propre, qu'elles ont louées ou qui leur ont été concédées». En juin 2023, la FNSEA avait déjà obtenu un assouplissement pour les sociétés agricoles: l'abaissement à titre provisoire du seuil de capital au-delà duquel un actionnaire salarié de SCEA peut être considéré comme agriculteur actif. Par ailleurs, le décret du 22 mai assouplit la règle d'exclusion des agriculteurs ayant fait valoir leurs droits à la retraite; une exception est ouverte pour les pensionnés au titre de l'assurance vieillesse des parents au foyer.
Affichage de l’origine: la Fict veut l’affichage obligatoire du lieu de transformation
Alors que le gouvernement a dévoilé le 24 mai le logo Origin’Info, qui permettra de connaître l'origine des produits alimentaires transformés, la Fict (industriels de la charcuterie) «regrette», dans un communiqué du 27 mai, que «l'information du lieu de fabrication ne soit pas obligatoire, contrairement à celle concernant l'origine des matières premières agricoles». Pour le syndicat, cette mention est nécessaire «si l'on veut que le consommateur puisse faire des choix vraiment éclairés». Et la Fict de rappeler que «près d'une charcuterie sur cinq vendue en GMS en France est fabriquée hors de France». Des importations de produits finis qui ont augmenté ces derniers mois, dans un contexte de décapitalisation dans les élevages et de difficultés économiques chez les salaisonniers (qui transforment les trois quarts de la production française). La filière porcine hexagonale est structurellement dépendante des importations, à hauteur de 20% environ, car les Français surconsomment les jambons au détriment des autres pièces (lire notre enquête). Plus largement, la Fict «salue» le lancement du logo Origin’Info, tout en rappelant son engagement pris «dès 2010 de mentionner l'origine des viandes dans les charcuteries, devançant ainsi la réglementation».
Bovins/MHE: le ministère précise la prise en charge des visites vétérinaires et tests PCR
Un arrêté est paru au Journal officiel le 26 mai qui «précise les modalités de participation financière de l'État» pour les visites vétérinaires et les prélèvements de confirmation de la maladie hémorragique épizootique (MHE), d’après sa notice. Le ministère avait annoncé le 2 novembre la prise en charge des analyses de confirmation, mais pas de celles liées à la circulation des animaux. «Faire venir le vétérinaire coûte environ 45 €, une PCR coûte environ 30 €», indiquait David Ngwa Mbot, vétérinaire conseil à GDS France, interrogé en octobre 2023 par Agra Presse (lire notre dossier). Concernant les visites des vétérinaires sanitaires, le texte prévoit une prise en charge des «actes nécessaires au traitement de la suspicion clinique», du «recensement des animaux», de la «prescription des mesures sanitaires», ainsi que du «rapport de visite». La prise en charge est fixée à «six fois le montant de l’acte défini par l’ordre des vétérinaires» («indice ordinal», fixé à 16,63 en 2024). Quant aux prélèvements de confirmation de la maladie (tests PCR), ils sont également pris en charge par les pouvoirs publics, à hauteur de 1/5 du «montant de l’acte médical vétérinaire» pour les prises de sang sur bovins et cervidés, 1/10 sur ovins et caprins, et 1/5 pour les prélèvements d’organes. Le montant de l’«acte médical vétérinaire» est fixé à 14,18 € HT par un arrêté du 8 août 2018.
Foncier: une proposition de loi RN pour appliquer la priorité nationale aux achats de terres
Dans la foulée du vote solennel de l’Assemblée sur le projet de loi d’orientation agricole, prévu dans le 28 mai à 16h30, le RN présentera à la presse une proposition de loi (PPL) visant à contrôler l’achat de terres agricoles par des investisseurs étrangers. Enregistrée le 11 avril, cette PPL permet de «soumettre à déclaration, autorisation préalable ou contrôle, les investissements étrangers en France ayant pour objet l’achat de biens immobiliers à usage ou à vocation agricole». Elle érige la protection du foncier agricole de l’accaparement par des sociétés étrangères en axe de la politique d’aménagement rural. Le phénomène soulève plusieurs problèmes, selon l’exposé des motifs, notamment des prix d’achat «souvent quatre à cinq fois supérieurs» au marché; une perte d’indépendance alimentaire et de diversité de productions; des systèmes de production à moindre valeur ajoutée à l’hectare et économes en emplois. Le texte du Rassemblement national ressemble en partie à une autre PPL foncière, signée par le socialiste Dominique Potier, qui prévoit d’intégrer la prise de participation sociétaire d’investisseurs étrangers dans le champ des intérêts stratégiques pour lesquels une autorisation préalable est nécessaire.
Maïs grain: les semis toujours en retard, de 15 points par rapport à 2023
Dans son dernier rapport Céré’Obs publié le 24 mai, FranceAgriMer rapporte une évolution des semis de maïs grain de seulement cinq points en une semaine, toujours en retard par rapport au calendrier habituel. Au 20 mai, ces derniers avaient ainsi été réalisés à 78%, contre 93% en 2023, et 96% sur la moyenne des cinq dernières années. La situation est notamment critique dans la région des Pays de la Loire, où seuls 61% des semis de maïs grain avaient été réalisés au 20 mai, contre 93% un an auparavant, selon le rapport Céré’Obs. La situation n'est guère meilleure en Bretagne, avec 64% des semis réalisés, contre 87% il y a un an. Dans trois régions, les chiffres sont toutefois un peu plus optimistes, avec 94% des semis dans le Grand Est, 93% en Île-de-France et 91% en Auvergne-Rhône-Alpes. «Les conditions climatiques du printemps 2024 ont entravé les semis de maïs dans de nombreuses parcelles plus moins hydromorphes», souligne l’Inrae dans des informations techniques publiées le 23 mai. C’est pourquoi l'institut recommande d’opter «pour la bonne précocité variétale afin de limiter les risques à la récolte». Et ce d’autant plus que, dans certaines régions, la fréquence des pluies «ne laisse pas entrevoir la possibilité d’implantation dans de bonnes conditions de ressuyage avant les premiers jours de juin».
Recherche: Philippe Mauguin se représente pour un troisième mandat à la tête de l'Inrae
Dans une lettre adressée au personnel de l'Inrae le 24 mai, qu'Agra Presse a pu consulter, l'actuel p.-d.g. de l'Inrae, Philippe Mauguin annonce qu'il sera candidat à un troisième mandat de quatre ans, le second arrivant à échéance en octobre. «Ma candidature s'inscrit dans la continuité (...) mais aussi dans la volonté de répondre à de nouveaux défis et d'accompagner les évolutions de notre écosystème», écrit-il. Et d'expliquer que «tout en continuant à produire des travaux de recherche fondamentale et appliquée au meilleur niveau international», il souhaite voir l'Inrae «accélérer le transfert de ses résultats, accroitre son appui aux politiques publiques, et ainsi que sa contribution aux solutions en direction des agriculteurs et des parties prenantes». En 2016, Philippe Mauguin s'était présenté pour la première fois à la présidence de l'Inrae alors qu'il était directeur du cabinet du ministre de l'Agriculture d'alors, Stéphane Le Foll. Il avait affronté François Houllier, président de l’Inrae depuis 2012, qui souhaitait se présenter à un second mandat. Un collectif de chercheurs avait protesté contre son «parachutage» à la tête de l'institution, et le fait qu'il ne soit pas un «scientifique reconnu». Le dépôt des candidatures est ouvert depuis fin mai, et le reste durant un mois, avant examen au Parlement. La nomination du nouveau p.-d.g. interviendra ensuite par décret du président de la République.
Vin: des levures résistantes à la bouillie bordelaise donnent des odeurs d’œuf pourri (étude)
La bouillie bordelaise responsable des odeurs d’œuf pourri dans le vin: des levures résistantes au cuivre altèrent le goût du breuvage, d’après une étude parue le 2 mai dans Scientific Reports. Les chercheurs ont trouvé l’explication à ce défaut survenant lors de la fermentation du moût de raisin. Selon un communiqué, une équipe de l’Inrae et de l’Institut Agro a montré que «l’acquisition de la résistance au cuivre des levures utilisées pour la vinification s’est faite en contrepartie d’une production en excès de sulfure d’hydrogène (H2S), un composé à l’odeur d’œuf pourri qui altère la qualité sensorielle du vin». Les traitements de la vigne sont en cause. Pour parer les attaques de champignons, les producteurs utilisent des phytos à base de cuivre comme la bouillie bordelaise, également autorisée en agriculture biologique. Une pratique qui entraîne chez les levures la multiplication d’un gène qui a pour conséquence une surproduction de H2S. Les viticulteurs peuvent limiter les dégâts par le soutirage, qui aère le vin. Une nouvelle piste de recherche se dessine, portant sur des souches de levures très résistantes au cuivre. Car au-delà de dix copies du gène de résistance, la production de H2S décroît, voire disparaît, selon l’étude.
Événementiel: l’éducation à l’alimentation à l’honneur des Journées nationales de l'agriculture
La thématique de l’éducation à l’alimentation sera mise à l’honneur lors de la quatrième édition des Journées nationales de l’agriculture (JNA) qui se tiendra les 7, 8 et 9 juin. Pendant ces trois jours, le grand public pourra participer à des visites d’exploitations et de sites de transformation sur tout le territoire. Un «grand rendez-vous» (conférences, expositions, démonstrations, etc.) se tiendra également aux Arènes de Lutèce, à Paris, les 7 et 8 juin. Les JNA sont organisées par Agridemain (association d'agriculteurs) et Make.org (plateforme de consultation citoyenne). Une consultation sur le sujet «comment sensibiliser et éduquer nos enfants à mieux manger» a recueilli plus de 700 propositions et 80 000 votes. Les résultats seront dévoilés à l’occasion du lancement des JNA. «On sent que les gens ont envie de reprendre en main leur alimentation», explique le président d’Agridemain Basile Faucheux. L’association qui réunit «entre 400 et 500 agriculteurs» veut «faire du lien entre l’amont agricole et le grand public». Plus de 1300 événements ont été organisés lors de l’édition 2023 des JNA. «À terme, notre objectif est que ça vive tout seul. Exactement comme les Journées du patrimoine», indique Basile Faucheux.
Evènementiel/élevage: le Space met les jeunes à l'honneur, et exporte son savoir-faire
La 38e édition du Space, du 17 au 19 septembre à Rennes, sera placée sous le signe du renouvellement des générations, avec le slogan «Générations élevage: inventons demain!» Le principe: «Donner la place aux jeunes en créant les conditions d’un transfert des connaissances et d’un rapprochement des attentes des jeunes et des cédants», explique la commissaire générale du salon, Anne-Marie Quéméner, à Agra Presse. Ce thème sera particulièrement décliné dans l’Espace pour demain (hall 3) et dans l’Espace jeunes (avec deux ateliers le 18 septembre). Par ailleurs, le Space a conclu trois partenariats avec des salons africains: les Journées de l’aviculture et le Selab (Salon de l’élevage) à Abidjan (Côte-d’Ivoire), ainsi que le Salon de l’aviculture de Yaoundé (Cameroun). Le Space intervient en appui à l’organisation de ces événements. Au 22 mai, le salon breton avait enregistré les réservations de 1100 exposants, un niveau «élevé» et proche de l’année dernière. Trois secteurs seront particulièrement représentés pour cette édition 2024: l’aviculture, la nutrition animale et l’énergie.