Bovins: les surprises de la MHE
Longtemps, la maladie hémorragique épizootique (MHE) était vue comme une affection exotique, éloignée des frontières européennes et à l’impact sanitaire limité. Moins d’un an après son arrivée sur le Vieux continent, elle a conquis cinq pays et surprend par des effets sur les bovins plus graves qu’attendu. À la mi-septembre, les premiers cas en France, grand exportateur de bovins vifs, ont soulevé l’épineuse question des échanges, interdits par la réglementation européenne pour cette maladie. Un mois après l’apparition de la MHE dans les Pyrénées françaises, le manque de recul sur cette maladie est encore criant. Et complique l’adaptation de la réglementation, celle du dispositif de lutte, ou encore l’accompagnement économique attendu par les éleveurs.
Trois foyers le 18 septembre, plus de 450 moins d’un mois plus tard : depuis son arrivée en France, la maladie hémorragique épizootique (MHE) a connu une progression éclair. Son expansion pourrait même dépasser les chiffres officiels, car « beaucoup [de cas en élevage] ne sont pas déclarés », selon la Confédération paysanne. Face à cette nouvelle pathologie, venue du sud sous l’effet du réchauffement climatique, les éleveurs de bovins (l’espèce concernée au premier chef) ont plongé dans l’incertitude.
Proche de la fièvre catarrhale ovine (FCO) par son mode de transmission et ses symptômes, la MHE présente en théorie un impact sanitaire relativement limité en termes de mortalité, même si les données sont encore évolutives. Mais son impact économique, via les restrictions aux mouvements des animaux, peut être important. Le point sur les questions soulevées à moyen terme par cette nouvelle épizootie.
Comme la FCO, le virus vient du sud. Après les premiers cas français dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, la MHE s’est rapidement disséminée dans le sud-ouest de l’Hexagone. Avant de s'étendre à l'est, avec un premier foyer en Suisse, près de Berne, le 6 octobre. Cette extension était prévisible, selon Stéphan Zientara, directeur du laboratoire de santé animale de l’Anses : « La probabilité est assez grande que le nombre de foyers augmente et que la MHE se propage hors des départements pyrénéens », indiquait-il le 6 octobre à Agra Presse.
Et rien ne devrait l'arrêter. Causée par un virus véhiculé par des moucherons, « la maladie va s’étendre à tout le territoire à terme », estime le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau dans un entretien à Sud-Ouest le 17 octobre. Selon M. Zientara, « nous avons un automne doux, et plus il fait chaud, plus il y a de risque que l’infection s’étende. » La chaleur de l’automne 2023 offre « un climat idéal pour la propagation du vecteur de la MHE », les moucherons du genre Culicoides, note de son côté David Ngwa Mbot, vétérinaire conseil à GDS France. Il s’agit de la même famille d’insectes qui véhicule la FCO, présente en France depuis 2006.
A part le froid, l'insecte n'a pas de réelle barrière. Aidés par le vent, ces moucherons peuvent parcourir jusqu’à 2 km par jour. Des mouvements responsables d’une « contamination de proche en proche entre élevages, en tache d’huile », observe M. Ngwa Mbot. « La MHE est une maladie transmissible, mais pas contagieuse. Un animal malade ne peut pas en infecter un autre directement, rappelle Stéphan Zientara. Seuls les moucherons Culicoides peuvent transmettre la maladie, en piquant un animal sain après avoir piqué auparavant un bovin malade. » Autre mode de dissémination possible : les transports d’animaux vivants. En revanche, la MHE ne peut pas être transmise à l’homme.
Au-delà de l’insecte vecteur, FCO et MHE se ressemblent beaucoup et partagent les mêmes symptômes : fièvre, anorexie, boiteries, ulcération des muqueuses, etc. Et en théorie, comme la FCO, « la MHE provoque très peu de mortalité sur les bovins, dans moins de 1 % des cas », note le cadre de l’Anses. Toutefois, sur le terrain, GDS France appelle à la prudence : « Les conséquences dans les premiers élevages ont pu être lourdes », estime son vétérinaire conseil, avec une morbidité autour de 15 % (part d’animaux malades dans l’ensemble du troupeau), voire jusqu’à 30 %.
Selon les premiers retours en provenance d’Espagne – où la maladie est présente depuis un an –, l’impact se révèle « assez variable d’un élevage à l’autre », selon M. Ngwa Mbot, en fonction des systèmes de production, de la configuration des élevages, etc. « Les animaux atteints peuvent être gênés pour s’alimenter, voire pour s’abreuver. On peut observer des pertes significatives dans des systèmes intensifs où les animaux ont besoin de beaucoup d’énergie. Mais ça peut aussi être le cas dans des systèmes extensifs où l’accès à l’abreuvement est difficile. » Quant aux effets à plus long terme, ils sont encore « en cours d’évaluation », selon le vétérinaire du réseau GDS.
Face à une maladie comme la MHE, « l’outil le plus efficace reste la vaccination lorsqu’elle est largement mise en œuvre dans et autour des zones infectées pour créer un cordon sanitaire », rappelle David Ngwa Mbot. « Mais il n’existe pas actuellement de vaccin contre le sérotype 8 qui est présent en France, et il faudrait trois à cinq ans pour en obtenir un. » « Il en existe déjà sur d’autres continents (Japon, États-Unis, NDLR) pour d’autres sérotypes » (2), ajoute Pierre-Alexandre Heckly, vétérinaire conseil à Races de France. Selon lui, « on peut supposer que le vaccin constituerait un moyen efficace de lutter contre la MHE ». Une orientation partagée par Stéphan Zientara, de l’Anses, qui rappelle l’expérience de la FCO en 2007 et 2008. « On avait à l’époque vacciné la totalité des cheptels bovin, ovin et caprin. Je ne vois pas pourquoi un vaccin ne fonctionnerait pas contre la MHE. » « La recherche publique et les laboratoires travaillent sur le sujet », indique le responsable de l’Anses
Mais rien ne garantit que la vaccination serait économiquement viable. « Développer et valider un vaccin coûte cher, cet investissement en vaudra-t-il la chandelle ?, s’interroge M. Zientara. Pour que ce soit le cas, il faudrait être sûr que la vaccination soit largement utilisée. Or, comme on assiste à l’émergence de la maladie, on se trouve dans une phase d’interrogation : on ne sait pas s’il va falloir mettre en place une vaccination généralisée. »
Du côté des éleveurs aussi, il semble trop tôt pour se lancer dans l’aventure vaccinale. « Pour le moment, on n’est pas sur ce type de réflexion », balaye Laurent Saint-Affre, membre du bureau national de la FNSEA. Cet éleveur aveyronnais mise notamment sur « l’immunité collective » que le cheptel pourrait acquérir progressivement après plusieurs années de circulation de la maladie, à la manière de la FCO.
Comme l’explique David Ngwa Mbot, « quand l’arme de choix du vaccin n’est pas disponible, les mesures de prévention et de restriction des mouvements – avec les dépistages associés – restent les plus pertinentes pour ralentir la diffusion d’une maladie vectorielle ». C’est la stratégie adoptée par la France, via un arrêté du 23 septembre, complété par un deuxième texte du 29 septembre. Les ruminants ne peuvent plus sortir des zones réglementées pour la MHE (150 km autour des foyers), à moins de subir une désinsectisation et de présenter un test PCR négatif. Des dérogations existent également pour le retour d’estive, l’abattage ou encore l’export.
La stratégie française s’inscrit dans le cadre européen de la loi de santé animale, qui classe les maladies en cinq catégories (2). La MHE est inscrite en catégorie D + E, ce qui implique des mesures de restrictions aux échanges « en vue d’en empêcher la propagation ». Ainsi, les États membres ne peuvent pas exporter d’animaux vivants issus des zones réglementées chez leurs voisins de l’UE.
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Pour prendre cette décision de classement, la Commission européenne s’est basée sur un avis de l’Efsa de 2009, rappelle David Ngwa Mbot. « À l’époque, on connaissait très mal la maladie, qui n’était pas encore présente dans l’UE, et on a considéré ses impacts comme faibles », raconte le vétérinaire. Bloquer les exportations pour une maladie qui semblait peu dangereuse pouvait sembler disproportionné sur le plan économique. En particulier pour les bovins français, dont plus d’un million sont exportés chaque année. D’où la demande des professionnels d’une « déclassification de la maladie au plan européen, avec une approche révisée de gestion des maladies vectorielles », comme le rappelle Patrick Bénézit, le président de la FNB (éleveurs de bovins viande, FNSEA), dans un communiqué du 12 octobre. Une position partagée par la Confédération paysanne, qui a plaidé, dès le début de la crise, pour « la révision urgente du règlement européen qui impose les restrictions à l’exportation ».
Une demande a déjà été déposée par les États membres fin 2022 afin de modifier la classification de la MHE. « C’est une procédure longue et lourde, qui peut durer autour de deux ans », explique M. Ngwa Mbot. D’abord parce que « la Commission devra demander une nouvelle évaluation de l’Efsa, qui prendra du temps ». Ensuite parce que, du point de vue politique, il faudra « trouver un juste équilibre » entre les États membres. Ceux qui sont déjà touchés par la maladie (Espagne, Portugal, Italie, France) poussent pour une libéralisation. Mais ceux qui sont encore indemnes ne sont pas enthousiastes à l’idée d’ouvrir les vannes et d’importer la maladie sur leur territoire.
Enfin, la situation a changé depuis le dépôt de la demande de déclassification : la maladie fait plus de dégâts que prévu. « GDS France était initialement favorable à la déclassification de la MHE. Aujourd’hui, on prône la prudence et on suspend notre jugement, affirme David Ngwa Mbot. Pour nous, il est nécessaire de voir comment la maladie évolue avant de se positionner. » Par ailleurs, « une modification de la loi de Santé animale est en cours », relève Pierre-Alexandre Heckly, afin de « permettre à un État Membre de déclarer des conditions auxquelles il accepte des animaux provenant d’une zone réglementée (potentiellement atteinte) en MHE ».
Dès l’arrivée de la MHE en France, à la mi-septembre, les premières craintes sont apparues pour l’export d’animaux vivants. Les deux premières destinations des broutards français, l’Espagne (86 000 animaux en 2022) et l’Italie (870 000 têtes), ont rapidement rouvert leurs frontières. Sous l’égide de la Commission européenne, ces deux pays ont signé des accords avec la France qui permettent de déroger à l’interdiction d’exporter. Un dispositif qui devait être validé le 19 octobre par les vétérinaires en chef des États membres, selon David Ngwa Mbot. Cette perspective de réouverture a « rassuré les producteurs », estime Laurent Saint-Affre. « Le cours de la viande et des broutards n’a aucune raison de baisser actuellement », prévient-il. En ce début de saison des broutards, « certains opportunistes sont en train de vouloir faire des coups commerciaux, d’acheter des animaux à bas prix en faisant peur aux éleveurs ». Et le syndicaliste aveyronnais d’appeler les éleveurs à « garder leur sérénité ».
Le travail est loin d’être fini sur le volet export, avec au moins deux débouchés à rouvrir. Il y a d’abord l’Algérie : première destination parmi les pays tiers (69 000 animaux en 2022), le pays a suspendu ses importations moins d’une semaine après les premiers cas français. Des volumes moindres que l’Espagne et l’Italie, mais qui peuvent « être un vrai vecteur de maintien de prix », note Laurent Saint-Affre. Dans un contexte de relations chahutées entre Paris et Alger, « reconnaissons que c’est plus complexe », avait euphémisé Marc Fesneau le 3 octobre au Sommet de l’élevage. Dernière destination d’envergure à rouvrir : la Grèce, qui est « surtout un acheteur d’ovins », rappelle Laurent Saint-Affre. Le pays achète régulièrement des agnelles ou des brebis laitières françaises. Cette année, après des incidents climatiques exceptionnels (canicule, incendies, et pluies torrentielles), la Grèce a « besoin de reconstituer son cheptel », note l’éleveur aveyronnais, qui appelle à « une prise de conscience ».
Un sujet fait l’unanimité au sein des syndicats agricoles : la nécessité d’un accompagnement économique des éleveurs. Les professionnels espèrent des pouvoirs publics un soutien sur au moins deux volets : les frais sanitaires et le maintien des animaux en ferme. Sur le premier volet, la Confédération paysanne demande, dans un communiqué du 17 octobre, des indemnisations « couvrant à la fois les mortalités, les soins aux animaux […] et les pertes de production ». Selon le syndicat, les frais sanitaires « peuvent monter jusqu’à 300 € par animal ». Une estimation cohérente avec celle de la Coordination rurale, qui constate des frais vétérinaires « de l’ordre de 250 € par animal, et pouvant atteindre 600 € ». La CR souhaite aussi « la mise en place des années blanches pour les éleveurs [affectés] par la MHE ».
Second volet d’indemnisation attendu : une aide couvrant le coût du maintien des animaux en ferme. Dans les zones réglementées, les broutards prêts à être exportés ont dû être gardés plusieurs semaines. « L’entretien d’un broutard est estimé entre 3 et 4 € par jour », estime Laurent Saint-Affre. Et la réouverture des débouchés italiens et espagnols ne règle pas tous les problèmes. Pour pouvoir être expédiés, les animaux doivent justifier d’un test PCR négatif ; les animaux positifs resteront donc bloqués. « Au bout de combien de temps redeviendront-ils négatifs et pourront-ils être exportés ? », s’interroge le responsable de la FNSEA. Une question encore sans réponse vu le peu de recul dont on dispose sur la maladie. « Si on parle d’un mois, la dévalorisation commerciale reste minime. Si on parle de six mois, par contre, les animaux ne correspondront plus à la demande », craint M. Saint-Affre.
Reste un dernier volet de soutien, soulevé notamment par les organisations sanitaires. « Il faut que l’État aide les éleveurs, mais aussi qu’il nous aide à accompagner les éleveurs », résume David Ngwa Mbot. Par exemple en prenant en charge les tests PCR : « Faire venir le vétérinaire coûte environ 45 euros, une PCR coûte environ 30 euros », note le praticien. Des coûts prohibitifs en face du prix de certains animaux, quand « un veau brun (prim’holstein, NDLR) est vendu 30 euros ». Pour le vétérinaire conseil de GDS France, il ne s’agit pas que d’une question économique, mais aussi sanitaire : qu’il s’agisse de surveillance, de restrictions de mouvements ou d’indemnisations, « l’acceptabilité des mesures est primordiale pour l’efficacité du plan de lutte ».
« Aujourd’hui, tous les laboratoires départementaux sont agréés et opérationnels » pour dépister la MHE, indique David Ngwa Mbot, vétérinaire conseil à GDS France. Dans les premiers jours de la crise, la longueur des délais d’analyse a pu faire grincer des dents sur le terrain. Sachant qu’un élevage sous APMS (arrêté préfectoral de mise sous surveillance) ne peut pas faire sortir ses animaux. À l’époque, seul le laboratoire national de référence (LNR) de Maisons-Alfort était agréé pour la MHE. Les éleveurs qui suspectaient des cas devaient envoyer leurs échantillons aux laboratoires départementaux, lesquels devaient faire valider leurs résultats par le LNR. « Les délais vont s’améliorer en excluant cette étape de confirmation » pour les laboratoires départementaux ayant réalisé 20 dépistages concordants avec le LNR, explique David Ngwa Mbot. Un dispositif formalisé par une instruction technique publiée le 11 octobre. « Les laboratoires devraient donc être en mesure de réaliser les analyses MHE dans un délai similaire aux autres analyses de routine », abonde Pierre-Alexandre Heckly, vétérinaire conseil à Races e France. Et son collègue de GDS France de saluer le fait que, « à peine dix jours après les premiers foyers, le LNR ait pu déployer un réseau de laboratoires avec des kits agréés pour les dépistages ».
Moins d’un an après son arrivée sur le sol européen, la maladie hémorragique épizootique (MHE) a déjà conquis cinq pays. Identifié pour la première fois aux États-Unis en 1955 sur des cerfs de Virginie, le virus de la MHE avait gagné l’Afrique, l’Asie et l’Australie. L’extension de la maladie en Europe, inconcevable il y a quelques années, « est une conséquence directe du changement climatique, qui permet aux moucherons vecteurs de survivre dans nos régions », explique Stéphan Zientara, directeur du laboratoire de santé animale de l’Anses, sur le site web de l’agence. Présent en Tunisie depuis plusieurs années, le virus est arrivé fin 2022 dans les pays du sud de l’Europe : Italie (Sicile et Sardaigne) en octobre et novembre, Espagne en novembre, puis Portugal en avril 2023. Face à ces introductions simultanées, « l’hypothèse la plus probable est que des moucherons ont été transportés à travers la Méditerranée par le vent », avance M. Zientara. Par ailleurs, le virus est identique à celui retrouvé en Tunisie en 2021 (200 foyers). En Espagne, la maladie a gagné l’ensemble du pays en moins de dix mois (175 foyers). Avant de poursuivre sa progression vers la France (18 septembre), puis la Suisse (6 octobre).
Au 15 octobre, la France comptait « plus de 600 foyers » de fièvre catarrhale ovine (FCO) dans 13 départements (1), apprend-on dans le bulletin de la Plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale (ESA). Des premiers cas avaient été déclarés en août dans le sud du Massif central, atypiques par « l’intensité des signes cliniques et la mortalité associée ». Après séquençage, l’Anses a indiqué qu’il s’agit d’« une nouvelle souche de sérotype 8 », distincte de celle présente en France depuis 2015, d’après une note rédigée avec des organisations professionnelles sanitaires. « L’origine de cette nouvelle souche de FCO-8 reste indéterminée », mais « l’impact clinique serait […] lié à cette nouvelle souche ». « Les études en cours semblent confirmer que les vaccins existant contre le sérotype 8 restent efficaces contre cette souche », note la plateforme ESA. Entre l’arrivée de la FCO-8 en France en septembre 2015 et fin 2017, « près de 3 000 cas » ont été détectés. « Depuis novembre 2017, l’ensemble du territoire national continental est en zone réglementée », rappelle la plateforme. Par ailleurs, la maladie est aussi présente dans les Pays-Bas (sérotype 3, contre lequel il n’y a pas de vaccin), où elle progresse rapidement, avec 1 209 foyers au 13 octobre (+397 en une semaine), ainsi qu’en Allemagne et en Belgique.
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