Une enquête du réseau national des épiceries solidaires Andès, menée auprès de 600 habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), révèle que les contraintes budgétaires et de mobilité restent un frein majeur à l’accès à une alimentation de qualité, pourtant souhaitée. 63 % des personnes interrogées déclarent sauter des repas et plus d’un sur deux ne peut pas acheter tous les aliments dont il a besoin ou envie. La situation est encore plus marquée au sein des familles monoparentales, où 74 % déclarent avoir des difficultés d’accès à l’alimentation. Pourtant, loin des idées reçues, 78 % des personnes interrogées consomment des fruits et légumes frais plusieurs fois par semaine et la majorité cuisine régulièrement. Reste que l’accès à l’offre alimentaire reste fortement conditionné par la mobilité : 41 % des répondants envisagent les courses comme une contrainte. Ces résultats montrent « que l’organisation territoriale de l’offre alimentaire de proximité joue un rôle central », souligne Andès. À l’issue de cette étude, le réseau appelle les collectivités à développer des dispositifs accessibles et non stigmatisants, à renforcer les épiceries solidaires comme outils globaux de lutte contre la précarité et à apporter des solutions aux problématiques de mobilité, notamment via des épiceries itinérantes.
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