«Nous demandons au gouvernement un moratoire sur le droit accordé aux interprofessions de collecter les contributions volontaires obligatoires (CVO), puisque celles-ci ne sont pas alignées avec les objectifs du gouvernement sur la bio», défend Philippe Camburet, président de la Fnab, auprès d’Agra Presse. Son syndicat, rappelle-t-il, souhaitait réorienter CVO collectées par les producteurs bio pour financer des campagnes de promotion de l’Agence bio. Mais dans le cadre des discussions autour du ministre de l'Agriculture Julien Denormandie ces dernières semaines, «les efforts ne sont toujours pas à la hauteur», regrette-t-il. En lait, illustre-t-il, le Cniel aurait par exemple prélevé aux agriculteurs biologiques 2 millions d’euros de taxes, pour en réinvestir seulement 17% dans la bio.
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