De nombreux eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont émis des doutes envers le système d’équivalence accordée aux importations de produits bio dans l'UE alors qu’ils entamaient, le 5 mars, l’examen de la récente proposition de simplification de la règlementation. Avec ce texte, Bruxelles apporte notamment des précisions sur les conditions dans lesquelles le logo bio de l’UE peut être utilisé pour des produits importés de pays tiers dont les règles sont considérées comme équivalentes. L’exécutif propose aussi de prolonger jusqu’au 31 décembre 2036 la reconnaissance des pays tiers dont les systèmes de production et de contrôle biologiques sont reconnus comme équivalents à ceux de l’UE qui doit expirer dès le 31 décembre 2026. Mais plusieurs élus, en particulier au sein du groupe PPE (droite), ont estimé que cette prolongation de dix ans est bien trop longue. D’autres (PPE, conservateurs, extrême droite, gauche) ont critiqué les limites du système d’équivalence, qui conduit à une concurrence déloyale vis-à-vis des producteurs européens par rapport à ceux des pays tiers soumis à des règles différentes. L’eurodéputée sociale-démocrate italienne Camilla Laureti, en charge du dossier, a indiqué que les questions de transparence et de réciprocité feraient partie de ses priorités.
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