Opposante historique à la contractualisation obligatoire, la Coordination rurale (CR) se dit dans un communiqué du 10 décembre «sceptique mais ouverte» sur son application en bovins viande, prévue pour le 1er janvier 2022. Sa section Viande «demande que cette contractualisation se limite à 70% des cheptels», afin «d’améliorer l’acceptabilité et la faisabilité de cette mesure». Le syndicat rappelle ses «réserves», notamment en ce qui concerne les exportations et importations: «N’y aura-t-il pas une tentation des industriels à se fournir à l’étranger? Nos positions à l’export sont-elles suffisamment robustes pour imposer nos coûts de production?» La CR rappelle que la contractualisation obligatoire prévue par la loi Egalim 2 «se met en place dans un contexte de hausse des prix», et risque donc de «limiter cet effet de marché» pour les éleveurs. Par ailleurs, les coûts de production étant «au plus haut», «les indicateurs de coût de production seront-ils suffisamment fiables pour éviter une chute des prix par la suite?» La Coordination rurale indique toutefois vouloir «donner une chance» à Egalim 2, et «travaillera avec tous les partenaires volontaires pour que l’esprit de la loi se traduise sur le terrain».
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