Alors que la Commission européenne a présenté en juillet un projet de stockage stratégique, l'interprofession céréalière et Agro Paris Bourse ont dédié leur matinée export, le 25 mars, à cette question, faisant témoigner des opérateurs publics étrangers, finlandais et jordaniens, dont les politiques de stockage alimentaire sont en pointe. «Il faut une partenariat public-privé très fort pour que le système fonctionne», a conseillé Jukka Peltola, expert pour l'agence nationale finlandaise pour l'approvisionnement d'urgence. Le pays dispose de stocks de céréales (9 mois de consommation), de semences, d'alimentation animale, de pesticides (15 à 20% des surfaces), et de matières premières pour les engrais. Le fonctionnaire de la DG Agri (Commission européenne), Dorian Filote, a rappelé que le stockage stratégique continuera de relever des Etats-membres (et non de l'Union européenne). La France pourrait davantage de «flexibilité» pour le financer dans la future programmation budgétaire pluriannuelle de l'UE. Pour Bernard Valluis, président de la Fédération européenne des banques alimentaires, le sujet est pris dans une «contradiction institutionnelle» : selon le Traité de Lisbonne, « chaque pays est souverain pour son agriculture», mais en cas de crise, «le plan d'urgence européen sur la sécurité alimentaire stipule que les règles du marché unique perdurent».
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