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Céréales : face à la guerre en Ukraine, InVivo appelle à «libérer le potentiel» de production

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Thierry Blandinières, le d.g. d’InVivo, a appelé le 2 mars à «libérer le potentiel» de production céréalière de l’UE, pour compenser le retrait de l’Ukraine en pleine guerre. «Il faut libérer le potentiel de production de la ferme européenne», a-t-il dit en conférence de presse. Cela passe par deux mesures «à court terme». D’une part, l’UE doit produire plus, dès la prochaine campagne, selon lui. L’idée est de pallier une future récolte de grains en Ukraine réduite de moitié: pour le blé, le volume en moins représente quelque 20 Mt, soit un effort de production supplémentaire de 10 à 15% pour l’Europe en récupérant des terres en jachères. D’autre part, le patron d’InVivo juge nécessaire de caper, «pendant un à deux ans», le prix des engrais azotés, en forte inflation. Et de proposer, comme mesure à plus long terme, une modification du projet européen De la ferme à la table, dont l’objectif de décroissance «n’est plus possible». Invivo est implanté en Ukraine et en Russie, depuis le rachat de Soufflet en décembre. Le groupe détient une malterie à Saint-Pétersbourg. En Ukraine, il possède une malterie, une activité dans la vente d’intrants auprès de 3 000 agriculteurs, un bureau de trading. Tout y est à l’arrêt.