Contacté par Agra Presse le 11 mars, Cédric Benoist, secrétaire général adjoint de l’AGPB (producteurs de blé, FNSEA) a expliqué que la guerre au Moyen-Orient « est une mauvaise nouvelle supplémentaire pour les producteurs français » de céréales. Si les prix des grains ont effectivement augmenté, retrouvant « un plus haut depuis août 2025 », relate de son côté Gautier Le Molgat, PDG d’Argus Media France, « il faudrait au moins 20 à 30 €/t de plus pour compenser la hausse des coûts engendrés (énergie, engrais) par le conflit », déplore le représentant de l’AGPB. Pour la récolte 2026, les producteurs sont plutôt couverts en matière de fertilisants azotés, faisant que les conséquences de la guerre pourraient être assez faibles. Ce qui n’empêche pas Benoît Piètrement, président du conseil spécialisé grandes cultures de FranceAgriMer, de craindre « pour les 3e et 4e apports azotés nécessaires à l’amélioration de la qualité et des rendements », s’est-il exprimé lors d’une visioconférence le même jour. L’inquiétude de la profession concerne surtout la récolte 2027. « Si la guerre venait à durer, les moindres disponibilités en engrais et la flambée des coûts de production pourraient amener les céréaliers à réduire leurs assolements », prévient Cédric Benoist. Et d’ajouter que « le monde entier est concerné. Les producteurs aux USA, en Allemagne, en Roumanie ne sont pas aussi couverts en engrais azotés ».
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…