Du fait du conflit au Moyen-Orient, de nouvelles conditions de fret s’imposent aux industriels de la charcuterie qui exportent leurs produits en Asie du sud-est, explique à Agra Presse Claire Géroudet, chargée de mission Export à la fédération Fict. En premier lieu, le transport des charcuteries dans les soutes des avions de ligne, qui transite couramment par le Qatar, pâtit de l’assèchement du trafic aérien dans le Golfe. L’alternative du fret maritime convient à peu de ces produits frais car le trajet dure alors au moins deux mois. Jusqu’à un mois doit être ajoutée à la durée du trajet si le bateau évite le canal de Suez. En second lieu, les exportateurs vont devoir faire face à l’augmentation du coût du fret, qu’il soit aérien ou maritime. Les effets de ces changements se mesureront à la durée du conflit. L’industrie française de la charcuterie de porc et de volaille réalise 10% de son chiffre d’affaires à l’export, dont 1,5 % au grand-export (hors UE et Royaume-Uni), selon la Fict. Le Japon, marché phare d’Asie du sud-est, présente des opportunités pour les produits porcins français, tant qu’il reste fermé aux produits d’Allemagne d’Italie et d’Espagne du fait de cas de peste porcine africaine.
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