Avec 56% des voix remportées contre son adversaire d’extrême droite, l’ex-député de 35 ans Gabriel Boric a été élu président du Chili le 19 décembre. À la tête d’une alliance réunissant la gauche des communistes jusqu’au centre, Gabriel Boric a détaillé dans son programme de campagne des mesures pour assurer la souveraineté alimentaire chilienne grâce au développement de l’agroécologie et de «l’agriculture familiale paysanne». «Pour ralentir le processus de désertification et de changement climatique», l’eau sera au cœur de cette politique, avec 0,9% du PIB consacrés chaque année au développement de retenues et à la réduction des pertes. Le nouveau président souhaiterait également réorienter les aides à l’investissement en matériel d’irrigation «que s’accaparent aujourd’hui les grands producteurs», en encourageant «la diversification des cultures, la réhabilitation des variétés traditionnelles, et le développement de culture à basse demande hydrique». Autant de mesures qui s’accompagneront d’un «système national de gestion des eaux», destiné à gérer les volumes. Le nouveau président espère également encourager la transformation agroalimentaire «à petite échelle», ainsi que les systèmes d’élevage sans cage pour les porcs et les volailles, et le plein air pour les bovins.
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