Lors de l'assemblée générale de Maïsadour, le 7 décembre, les dirigeants de la coopérative se sont employés à tracer des perspectives pour mieux tourner la page d'une campagne 2020-2021 «difficile». Premier projet structurant: le lancement de sa filière de soja local pour l'alimentation animale, baptisée «Graines d'alliance». En partenariat avec Vivadour, celle-ci vise dans un premier temps à remplacer les 15 000 t de soja non-OGM importées par leur filiale Sud-Ouest Aliment. Les graines seront triturées à l'usine de Saint-Sever (Landes); opérationnelle en juillet 2022, elle aura une capacité de 30 000 t par an. Maïsadour vise «l'autonomie protéique à l'exercice 2022-2023», d'après Jean-Louis Zwick, directeur du pôle agricole. Le deuxième projet d'envergure concerne les canards gras: Maïsadour ambitionne de «faire émerger un acteur de premier plan» en fusionnant ses «activités de production, de transformation et de commercialisation» avec celles d'Euralis. L'actionnariat de la nouvelle entité sera partagé «à parts égales» entre les coopératives, 20% seront assumés par d'autres «partenaires financiers», précise le directeur du pôle gastronomie Éric Humblot. Maïsadour attend «l'aval et les commentaires de l'Autorité de la concurrence» avant de communiquer plus largement mi 2022.
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