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Eau potable : des députés appellent à inscrire un «droit à l'eau» dans la loi

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Une trentaine de députés, majoritairement de gauche, mais aussi du Modem, du groupe parlementaire Liot et du parti présidentiel, réclament l’inscription d’un «droit à l’eau» dans la charte de l’Environnement, dans une tribune parue le 22 mars dans le journal La Tribune. Ce collectif d’élus transpartisan, dans lequel figurent la cheffe du groupe LFI à l’Assemblée, Mathilde Panot, le député EPR Hervé Berville, ancien secrétaire d’Etat à la Mer, ou la députée Modem de Loire-Atlantique, Sandrine Josso, signe une tribune «pour faire reconnaître l’eau comme un droit fondamental». Ils demandent de «garantir à tous les habitants et habitantes de France un droit effectif à l’eau et à l’assainissement de qualité». Plusieurs maires, de communes de la Meuse et des Ardennes, touchées par des pollutions massives aux "polluants éternels" ou PFA (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées), ont notamment dû mettre en oeuvre des restrictions de consommation pour toute la population. Une mission d’inspection interministérielle est en cours pour élaborer un plan de financement de la dépollution de l’eau potable, notamment des PFAS et des métabolites de pesticides qui préoccupent les autorités sanitaires. Cette prise de position intervient après la demande en janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu d’un «moratoire sur toutes les décisions relatives» à la question de l’eau, afin de calmer la colère agricole, avant la présentation d’un projet de loi d’urgence agricole.