Chypre a commencé à abattre 13 000 moutons, chèvres et bovins afin de lutter contre une épizootie de fièvre aphteuse apparue dans des fermes de la région de Larnaca (sud-est), ont indiqué les autorités sanitaires le 23 février. La maladie très contagieuse, d'origine virale, touche 11 élevages, mais elle reste circonscrite et ne semble pas se propager, a précisé une experte des services vétérinaires officiels, Sotiria Georgiadou, à l’AFP. Après la découverte d'un premier cas vendredi 20 février, les nouveaux cas ont tous été détectés dans la zone de surveillance qui a été mise en place. Outre l'abattage d'animaux, les autorités ont ordonné l'intensification des prélèvements, l'extension des contrôles routiers et des transports d’animaux et d’aliments pour juguler l'épidémie. Une enquête de police pour négligence est en cours afin de déterminer si les autorités ont été alertées suffisamment tôt ou si des transports illégaux d'animaux ont pu avoir lieu. Des experts vétérinaires étrangers devraient arriver mardi 24 sur l'île, qui va recevoir des vaccins de l'Union européenne. La ministre de l'Agriculture, Maria Panayiotou, a en outre demandé une aide financière auprès des réserves d'urgence de l'UE.
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