Dans un courrier envoyé le 4 mars à la DG Santé (Commission européenne), Générations futures et PAN Europe demandent à Bruxelles de transmettre « dans les meilleurs délais » à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) les nouvelles données scientifiques disponibles sur les risques du flupyradifurone pour les pollinisateurs. Les deux ONG expliquent que, depuis l’évaluation de l’Efsa en 2015, de nouvelles études pointent des risques, notamment sur les abeilles solitaires. Générations futures dit avoir mené une revue de littérature scientifique selon laquelle 72 études sur les effets du flupyradifurone sur les espèces non-cibles n’ont pas été évaluées par l’Efsa, dont 44 concernent les abeilles et bourdons. « L’écrasante majorité de ces travaux indiquent des effets toxiques létaux ou sublétaux (modification du comportement, perturbation du système immunitaire, plus grande sensibilité aux virus) en particulier sur des espèces sauvages, y compris à des doses d’exposition environnementales », détaille l’association. Les ONG pressent la Commission « d'accélérer la révision de l’approbation » du flupyradifurone, qui devait expirer en décembre 2025, mais qui, faute de temps pour achever les évaluations, a été prolongée jusqu’au 9 juin 2029, selon le règlement 2025/1489. En France, la proposition de loi Duplomb 2 vise à réautoriser le flupyradifurone ainsi que l’acétamipride, interdits dans l’Hexagone depuis 2020.
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