Après le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, c’est au tour de l’OMC d’alerter sur les conséquences de la guerre au Moyen Orient. Sa directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala a déclaré devant la presse, le 19 mars à Genève, que le conflit armé en cours « menace la sécurité alimentaire mondiale ». Elle appelle ainsi à maintenir ouvertes les chaînes d'approvisionnement mondiales. « Les perturbations du transport maritime et la hausse des coûts énergétiques réduisent l'offre et augmentent les prix des engrais », a-t-elle ajouté. Reprenant les arguments de diverses organisations, notamment le CIC (Conseil international des céréales), elle a expliqué qu’une « interruption prolongée de l'approvisionnement pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble des systèmes alimentaires, incitant les agriculteurs à réduire leur utilisation d'engrais et à planter des cultures moins gourmandes en intrants. Dans ces circonstances, il est essentiel de maintenir ouverts et prévisibles les circuits commerciaux alimentaires mondiaux, afin que les denrées alimentaires parviennent là où elles sont le plus nécessaires ». Pour rappel, le PAM avait indiqué que 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l'insécurité alimentaire aiguë en raison de la hausse des prix, si la guerre se prolongeait.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Lin : surface française en hausse de 10 % en 2026, le lin d’hiver en plein essor
Premier producteur mondial de lin, la France a cultivé 200 000 ha de lin en 2026, en progression de 10 % par…
Bovins/DNC : le Conseil d’État déboute encore les anti-vax
Dans plusieurs avis rendus le 23 juillet, le Conseil d’État a débouté de leurs nouvelles demandes les éleveurs…
Deux PPL pour adapter les forêts au climat
Face à la multiplication des incendies en France, deux propositions de loi veulent accélérer l’adaptation des forêts au…