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Insécurité alimentaire : après l’ONU, l’OMC tire à son tour la sonnette d’alarme

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Après le Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU, c’est au tour de l’OMC d’alerter sur les conséquences de la guerre au Moyen Orient. Sa directrice générale Ngozi Okonjo-Iweala a déclaré devant la presse, le 19 mars à Genève, que le conflit armé en cours « menace la sécurité alimentaire mondiale ». Elle appelle ainsi à maintenir ouvertes les chaînes d'approvisionnement mondiales. « Les perturbations du transport maritime et la hausse des coûts énergétiques réduisent l'offre et augmentent les prix des engrais », a-t-elle ajouté. Reprenant les arguments de diverses organisations, notamment le CIC (Conseil international des céréales), elle a expliqué qu’une « interruption prolongée de l'approvisionnement pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble des systèmes alimentaires, incitant les agriculteurs à réduire leur utilisation d'engrais et à planter des cultures moins gourmandes en intrants. Dans ces circonstances, il est essentiel de maintenir ouverts et prévisibles les circuits commerciaux alimentaires mondiaux, afin que les denrées alimentaires parviennent là où elles sont le plus nécessaires ». Pour rappel, le PAM avait indiqué que 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l'insécurité alimentaire aiguë en raison de la hausse des prix, si la guerre se prolongeait.