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Lait : des Etats membres appellent, une nouvelle fois, Bruxelles à intervenir

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Plusieurs ministres de l’Agriculture de l’UE vont, une nouvelle fois, lors de la réunion du Conseil de l’UE le 30 avril à Bruxelles, demander à la Commission européenne d’intervenir sur le marché laitier européen, notamment en lançant un programme de réduction volontaire de la production (comme cela avait été fait en 2016). La Belgique, qui a préparé un document pour l’occasion avec le soutien de cinq autres Etats membres (Bulgarie, Hongrie, Lituanie, Slovaquie, Slovénie), y rappelle que les producteurs européens sont confrontés à une baisse des prix payés à la ferme et à une envolée des coûts de production. Et de prévenir que «les perspectives d'exportation sont de plus en plus incertaines» avec le conflit en cours au Moyen-Orient qui aura «très certainement un impact sur les coûts de production». A cela s’ajoutent les mesures de sauvegarde imposées par la Chine sur certains produits laitiers et la hausse des droits de douane aux États-Unis. Pour la Belgique, cette situation justifie l'examen de mesures européennes. Elle invite l'exécutif «à examiner sans délai la possibilité d'activer un programme européen temporaire et volontaire de réduction de la production laitière» mais aussi d’envisager «la mobilisation de la réserve de crise agricole afin de soutenir les exploitations les plus vulnérables». Elle plaide aussi pour le réexamen des prix d'intervention publique des produits laitiers dont les seuils fixés en 2003 ne reflètent «plus ni l'inflation ni l'évolution des coûts de production».