L’Union des coopératives Rougeline (90 000 t de fruits et légumes, 124 M€ de chiffre d’affaires) a présenté à ses 197 familles de producteurs son cap pour 2025-2030. Si une large part des cultures maraîchères est aujourd’hui réalisée sous serres chauffées, le but est désormais de diversifier les systèmes. « Nous devons développer une mosaïque de modèles de production, tout en sécurisant les solutions agricoles de demain pour nos filières existantes et nouvelles », explique Gilles Bertrandias, directeur général. Leader en France sur la tomate et la fraise, l’entreprise ambitionne aussi de renforcer ses positions sur le concombre et les légumes méditerranéens. Pour ce faire, elle accroît ses investissements dans l’innovation : recherche génétique, décarbonation du modèle sous-serre, digitalisation des exploitations, intégration de l’intelligence artificielle et de la robotique dans les travaux agricoles. L’autre point clé est la commercialisation de ses produits, avec davantage de recherche et développement commercial, d’analyse des marchés, des données et des circuits de distribution. Les attentes des consommateurs et des partenaires sont également intégrées dans cette réflexion. Enfin, Rougeline met désormais plus l’accent sur la solidité économique des exploitations que sur les performances.
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