Dans une série d'études sur les impacts environnementaux des cultures énergétiques émergentes, publiée le 23 février, l'Ademe recommande, avec le parc naturel belge Burdinale-Mehaigne, d'éviter l’implantation de la culture dans plusieurs situations, à commencer par les « zones sans labour, c’est-à-dire des milieux extensifs : prairies permanentes, milieux marginaux, jachères ; et même des milieux marginaux comprennent des talus, des friches industrielles, des bords de route et de champs ». Dans ces zones, elle serait « préjudiciable pour la biodiversité et, dans certains cas, pour le stockage de carbone ». L'agence plaide aussi pour éviter son implantation en zone inondable, fonds de vallée et le long des cours d’eau, « car il y a un risque de dispersion de rhizomes ». De même, en lisière de forêt, elle « perturberait le fonctionnement des écosystèmes ». L'Ademe recommande aussi d'éviter de remplacer une mesure agro-environnementale par du miscanthus, « car la culture du miscanthus, même si elle peut être un abri pour la faune, ne constitue pas une ressource alimentaire pour la faune ». Et d'ajouter que « ce genre de mesure agroenvironnementale demande une composition végétale avec des espèces locales diversifiées qui sont adaptées localement et non une monoculture d’une espèce exotique ». Elle recommande de l'utiliser en complément de ces mesures, sur de petites surfaces, et de surveiller une éventuelle dispersion.
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