Dans un avis signé le 13 décembre sur l'utilisation des néonicotinoïdes en betterave, l’Anses estime que «les informations disponibles ne permettent pas de proposer un retour plus précoce dans la rotation pour les cultures de pomme de terre, de lin (fibreux et oléagineux), de pois (protéagineux et de conserve) et de cultures légumières mellifères». Pour l’agence sanitaire, les producteurs devront donc attendre au moins deux ans (pomme de terre) et trois ans (le reste) avant de les implanter dans des parcelles ayant été semées avec des graines enrobées de betteraves. Cet avis, précise l’Anses, est issu des données transmises par plusieurs instituts techniques dont celui de la betterave (ITB) et des oléoprotéagineux (Terres Inovia). Les éléments du fabricant Syngenta, tout comme ceux d’Arvalis «n’ont pas été pris en considération pour l’instruction de cette saisine», ayant été envoyés trop tard. De même, la société Bayer, qui fabrique l’imidaclopride, «n’a pas donné suite à la demande de l’Anses».
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