Réagissant à la lettre ouverte de l'intersyndicale de la Dreal Bretagne qui dénonce la « mutation dans l’intérêt du service » d’une agente experte du dossier nitrates, le directeur Éric Fisse affirme n’avoir subi aucune pression. « Je ne suis l'objet d'aucune pression ni de la part du corps préfectoral, ni d'un lobby agricole, ni de personne d'autre » déclare-t-il dans un mail adressé aux agents le 19 mars, qu’Agra Presse a pu consulter. Il explique avoir demandé la mutation d’une « cheffe de division » à la suite « des difficultés récurrentes depuis deux ans qui n'ont pu trouver aucune issue favorable malgré les efforts collectifs entrepris » et « pour mettre un terme aux RPS (risques psycho-sociaux) documentés qui en résultent ». Il souligne également que cette mutation « n’est pas une sanction ». Dans sa lettre ouverte à la ministre de l’Agriculture, l’intersyndicale affirme que l’agente n’a « fait que défendre l’État de droit » concernant la réglementation sur les nitrates et que, étant donné son « engagement », les risques psycho-sociaux identifiés dans son service sont dus aux manques de moyens humains pour effectuer les missions. D’après un document annexe, l’agente travaille sur le sujet eau-agriculture « depuis une quinzaine d’années » et est censée partir à la retraite « dans 14 mois ».
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