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Pesticides : les attentes de Paris sur la directive européenne Sud

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«Quand le président évoque des interdictions de pesticides, il fait référence à la directive Sud», a expliqué Julien Denormandie à l’occasion d’une conférence de presse le 10 décembre, réagissant à l’intervention du président de la République le 9 décembre. Et de répéter la position gouvernementale: « pas d’interdiction sans solution, et on porte les sujets au niveau européen pour arrêter les distorsions de concurrence». La révision de cette directive règlementant l'utilisation des pesticides pourrait, entre autres, reprendre l’objectif de réduction de 50% «des utilisations et risques» des «pesticides chimiques» d’ici à 2030, tel que prévu par le Green deal. Alors que la version de la Commission n’a pas encore été publiée, l’entourage du ministre espère avancer par ce texte sur une «approche pragmatique» du Green deal, une définition européenne du biocontrôle, et sur les nouveaux outils d’épandages tels les drones ou le matériel anti-dérive. En parallèle, le ministre va s’attaquer aux Limites Maximales de Résidus (LMR), afin «de les réviser de manière plus volontariste qu’à l’heure actuelle», précise son entourage. Autant de sujets qui, avec les clauses miroirs sur les antibiotiques et la déforestation importée, seront au centre d’un «momentum politique» sur la réciprocité au niveau Conseil. Autre priorité pour Julien Denormandie: le «carbon-farming», auquel sera dédié le conseil informel qu’il présidera à Strasbourg en février.