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Pesticides/eau: le plafond de qualité du métabolite R471811 du chlorothalonil relevé (presse)

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Dans un article paru le 22 mai, le quotidien Le Monde rapporte que l'Anses a finalement classé comme «non pertinent» le métabolite R471811 du fongicide chlorothalonil, ce qui conduit à rehausser sa limite de qualité, de 0,1 microgramme par litre (0,1 µg/L) à 0,9µg/L, au titre de la protection de l'eau. La nouvelle était attendue par de nombreuses collectivités (voir notre enquête), qui auraient du - si le taux avait été maintenu - accélérer le tournant qu’elles sont déjà en train de prendre depuis plusieurs années : la fin d’une gestion des pesticides par la fermeture des forages ou la dilution, et la transition vers un système couteux de traitement, ou de prévention. Environ deux tiers des masses d’eau en France sont contaminés par ce métabolite dont un tiers dépasse la limite de qualité, selon un rapport d’évaluation de l’Anses publié en avril 2023. Depuis toutes les agences régionales de santé (ARS) n’avaient pas intégré ce métabolite au contrôle sanitaire, dans l'attente de l'avis de l'Anses. Ce document finalement paru le 22 mai - inaccessible au moment où nous écrivons ces lignes - indique, sur la foi de données fournies par Syngenta, que le R471811 «ne serait pas génotoxique (toxique pour l’ADN)», et ne partagerait par les propriétés cancérogènes de la molécule mère. Enfin l'Anses estimerait «peu probable que le chlorothalonil» soit perturbateur endocrinien, selon Le Monde, qui estime que cette opinion risque de faire débat au vu de la littérature scientifique.