Inquiets d’une exposition à un pesticide dans l’usine Nutréa-Triskalia (groupe Eureden), l’union syndicale Solidaires de Bretagne et le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest demandent « une enquête complète et transparente », dans une lettre adressée au Premier ministre, Sébastien Lecornu, rapporte le quotidien Ouest-France le 18 février (article payant). Les organisations pointent une opération de fumigation d’un stock de 30 000 t d’orge avec du gaz PH3 (phosphine) pour éliminer des charançons, réalisée entre le 14 et le 16 janvier. Eureden assure qu’un certificat Gaz free délivré par le prestataire ayant fait la fumigation atteste que « l’orge traitée est exempte d’émissions de gaz phosphine et que le personnel peut librement disposer de l’orge, dont la concentration mesurée est inférieure à la valeur d’exposition moyenne (0,1 ppm) ». Mais les deux organisations veulent savoir si les protocoles règlementaires ont été respectés, et si des conséquences néfastes sont à attendre sur la santé humaine, l’environnement et la chaîne alimentaire. « L’exposition par inhalation à de fortes doses de phosphine provoque des atteintes neurologiques, respiratoires et cardiaques sévères pouvant aller jusqu’à la mort du sujet, stipule l’INRS », écrit Ouest-France (dans cet autre article).
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