La justice tunisienne a rejeté, le 26 février, une plainte en référé qui demandait la suspension temporaire de la production de Groupe chimique tunisien (GCT), entreprise publique qui fabrique des engrais phosphatés et de l’acide phosphorique. La justice a estimé que les accusations de contamination étaient infondées. Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), l'une des ONG les plus engagées de Tunisie, a vivement critiqué cette décision, la qualifiant de « recul grave dans le traitement du dossier de pollution environnementale le plus lourd du pays ». « La pollution émanant des unités du groupe n'est pas une allégation : elle est attestée par des rapports officiels », affirme le FTDES. Cette affaire a été marquée par des dizaines de cas d’intoxications signalés en septembre et octobre, notamment chez des écoliers, ravivant le débat public sur la pollution industrielle. En signe de protestation, des milliers d'habitants étaient descendus dans les rues de Gabès pour réclamer la fermeture de l'usine. Inauguré en 1972 en bord de mer, GTC utilise de l’acide sulfurique et de l’ammoniac pour fabriquer des engrais à base de phosphates et rejette les résidus gazeux et solides en pleine nature. Le tribunal doit encore se prononcer sur le fond du dossier, et les plaignants prévoient de faire appel.
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