Comme l'an passé, le gouvernement a accordé une dérogation permettant aux producteurs de pommes d’utiliser le Movento (spirotétramate), un insecticide du groupe Bayer, a révélé France 3 Nouvelle-Aquitaine le 11 mars. La filière a demandé cette autorisation après que les producteurs de betteraves sucrières ont obtenu, en décembre dernier, une autorisation similaire pour lutter contre les pucerons, vecteurs de jaunisse. Avec cette dérogation, ils seront autorisés à traiter leurs vergers au Movento à deux reprises cours de la campagne 2026. Si la décision est saluée par les pomiculteurs de la FDSEA de Corrèze, elle ne fait pas l’unanimité. Les associations environnementales dénoncent un recul. « Les pouvoirs publics jouent un rôle dangereux en accordant régulièrement des dérogations à un produit dont l’effet sur la santé humaine n’a pas été réévalué », déplore Pierre-Michel Périnaud, président de l’association « Alerte des médecins sur les pesticides », sur France 3. Et de rappeler que dans l’Europe, « le Movento est strictement reconnu comme reprotoxique, donc avec un risque de trouble sur la fertilité et sur le développement des fœtus ». Avec la nouvelle proposition de loi déposée début février par le sénateur Laurent Duplomb, les producteurs de pommes espèrent le retour de l’acétamipride, un néonicotinoïde utilisé ailleurs dans l’Union européenne.
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