Dans un contexte de ralentissement de ses achats à l'étranger, Pékin a «relevé le tarif d’importation pour la viande de porc à 12%», informe l'Ifip (Institut du porc) le 17 décembre. Cette taxe avait été «fixé[e] à 8% l'an dernier», afin de «freiner l'inflation», note l'institut français. L'explication de ce relèvement, selon l'Ifip? «Le pays souhaite protéger sa production et réguler les prix au détail: après la baisse du prix du porc ces derniers mois, la rentabilité de l’élevage porcin est négative.» Et de prévenir que cette mesure «peut avoir des conséquences à la fois sur les volumes et la valeur des exportations». Alors que son cheptel a été dévasté par la peste porcine africaine (PPA) en 2018, la Chine doit maintenir un équilibre délicat entre relance de sa production et satisfaction de ses besoins par les importations. Ces derniers mois, le premier importateur et consommateur de viande porcine au monde avait fortement réduit ses achats: les expéditions en provenance d'Europe, son premier fournisseur, ont reculé de 10% en un an, à 2,17 Mt (janvier-septembre 2021 par rapport à la même période de 2020).
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