Malgré les nouveaux appels de nombreux ministres de l’Agriculture de l’UE, le 13 décembre à l’occasion de leur réunion à Bruxelles, la Commission européenne a une fois encore rejeté l’idée d’intervenir sur le marché porcin. «Le niveau des prix est historiquement bas, les marges sont sous pression et la peste porcine africaine fait peser des risques supplémentaires», a admis le commissaire européen à l’Agriculture Janusz Wojciechowski. Mais «nous voyons de petits signes avant-coureurs de reprise avec la hausse récente des prix des porcelets», a-t-il justifié. Il promet néanmoins que si la situation ne s’est pas améliorée début 2022, la Commission réfléchira sérieusement à intervenir sur le marché. Pour le ministre français Julien Denormandie, la crise va pourtant «aller en s’accélérant, et seule l’activation des mécanismes européens de marché peut permettre de résoudre le différentiel actuel entre l’offre et la demande».
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