Selon une analyse publiée le 6 mars par le centre d’études brésilien Cepea sur les produits agricoles, les hostilités guerrières en cours au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz entravent ou suspendent les exportations de poulet, sur des marchés, principalement les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite. Cette région a représenté en 2025 le quart des tonnages expédiés. Les analystes constatent que les possibilités de détournement vers d’autres régions sont réduites, notamment du fait que les produits exportés vers ces pays sont essentiellement des pièces entières. En février, de source ABPA (secteur des viandes blanches et œufs) le Brésil a vendu pour 44 000 tonnes de viandes de poulet (tous produits confondus), soit 13,4% de plus qu’en février 2025) et pour 33 800 tonnes en Arabie Saoudite, soit 7,3% en plus. La Chine, principal client en tonnage, en a reçu 49 400 tonnes, un tonnage en légère régression de 0,4% par rapport à février 2025. L’Union européenne, qui a repris ses importations du Brésil après l’épisode d’influenza aviaire, en a reçu pour 30 100 tonnes, soit 46,3 de plus qu’un an auparavant. Les autres destinations principales ont été le Japon (38 200 t), l’Afrique du Sud (31 300 t), les Philippines (30 000 t), la Corée du Sud (18 500 t) , le Mexique (15 800 t) et Singapour (15 400 t).
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