Une centaine de viticulteurs et une trentaine de tracteurs ont bloqué le 28 février près de Bordeaux l'accès aux entrepôts de Castel Frères, géant mondial du négoce de vin, pour réclamer des prix d'achats «qui prennent en compte les coûts de production». Les viticulteurs, réunis à l'appel de la FNSEA 33 et Jeunes agriculteurs (JA), veulent alerter sur «les prix de marché et de vrac qui sont nettement en dessous des prix de revient et destructeurs d'exploitations», indique à l’AFP Vincent Bougès, président des JA en Gironde. La semaine passée, le tribunal de commerce de Bordeaux a condamné deux négociants girondins à verser 350 000 € à un viticulteur du Médoc qui les accusait d'avoir violé la loi Egalim sur les prix agricoles en lui achetant son vin en vrac à un tarif «abusivement bas». «Cette décision arrive à un moment-clé où l'on parle des prix rémunérateurs, a martelé M. Bougès. Tout cela doit inspirer nos organisations à légiférer sur la question du prix de revient, qui doit faire partie intégrante du prix d'achat.» Le Premier ministre Attal a annoncé, le 21 février, qu'un «nouveau projet de loi sera présenté à l'été» concernant les relations commerciales. Trois jours plus tard, le président Macron a proposé d'instaurer «des prix plancher» basés sur des indicateurs de production.
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