Une guerre durable au Moyen-Orient nécessitera sans doute de renégocier les accords commerciaux entre distributeurs et industriels qui viennent d'être signés, selon Michel-Edouard Leclerc qui s’exprimait le 13 mars sur RTL. Le patron des centres E. Leclerc avait déjà estimé le 11 mars que si le conflit durait, « tous les industriels qui ont signé ces contrats vont essayer de revenir nous voir pour nous demander de renégocier ». « Pour le moment, ce n'est pas caduc. Si ça dure, il y aura certainement des renégociations », a-t-il dit. Le prix du transport « va augmenter », et « chez les agriculteurs, tout ce qui est à base de chimie, les intrants vont augmenter, tout ce qui est importé va augmenter. Et donc il va y avoir, dans des secteurs économiques, des tentations de prendre la mise ». Interrogé sur la possibilité que les prix en rayons grimpent aussi vite que ceux de l'essence, il a répondu : « oui, tout peut augmenter et s'aligner sur ce qui coûte le plus cher ». Les négociations annuelles entre fournisseurs et distributeurs se sont achevées le 1er mars et devraient déboucher sur une augmentation des prix en rayons de 0 à 1%, selon le ministre du Commerce Serge Papin. Michel-Edouard Leclerc avait lui anticipé 1 à 1,5% d'inflation sur l'année, tous produits et services confondus.
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