À l'occasion d'une conférence de presse le 26 février au Salon de l'agriculture, le secrétaire général de FGTA-FO, Laurent Rescanières, a regretté que le cabinet d'Emmanuel Macron n'ait pas tenu sa promesse, faite le 2 avril 2024 à l'ensemble des représentants des syndicats de salariés agricoles, de les intégrer davantage aux débats de la profession agricole. Huit mois plus tard, rien n'a changé, déplore l'élu: «Les pouvoirs publics ne discutent qu'avec les syndicats agricoles et patronaux, à part sur les conventions collectives de branche ou dans les instances paritaires où une place est réservée aux salariés». Un statu quo confirmé par Pierre Jardon, en charge du dialogue sociale à la CFTC: «Nous n'avons quasiment pas de relation avec le ministère de l'Agriculture sauf quand c'est obligatoire», résume-t-il. «Or, nous avons besoin d'échanges. Quand une annonce est faite sur le TO-DE, alors que le ministère du Travail dénonce les trappes à bas salaire, on cherche la cohérence. Pour la liste des métiers en tension, cela s'est fait sans nous, alors que nous aurions à dire sur l'attractivité.» Dernière participation significative en date des syndicats de salariés aux débats agricoles: les États généraux de l'alimentation en 2017-2018, qui ont abouti aux lois Egalim.
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