En France, des régimes alimentaires riches en céréales complètes, fruits, légumes et produits laitiers, avec une consommation très faible de viandes rouges et transformées, permettraient de concilier santé et environnement, rapporte une étude publiée dans la revue Cleaner Food Systems début mars. À la clef, une diminution du risque pour la santé jusqu’à 94 %, des émissions de gaz à effet de serre jusqu’à 73 %, de l’usage de pesticides jusqu’à 79 % et de l’occupation des terres jusqu’à 59 %. « Dans l’ensemble des scénarios, la réduction significative de la consommation de viande rouge et transformée apparaît comme un levier central pour des régimes plus durables, sans compromettre l’équilibre nutritionnel », souligne l’étude, qui s’appuie sur les données de la cohorte française NutriNet Santé. Réalisée pour la première fois en France, cette analyse vise à éclairer les politiques publiques en identifiant les points de convergence et de tension entre objectif sanitaires et environnementaux. Les auteurs mettent ainsi en évidence deux points de tension. D’une part, les infrastructures écologiques, un indicateur de biodiversité agricole, diminueraient entre 40 et 47 %, en lien avec la baisse des surfaces associées à l’élevage, notamment les prairies. D’autre part, l’usage de l’eau, la production de certains aliments végétaux, bénéfiques pour la santé, pourrait accroitre la pression sur la ressource en eau.
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