A l’occasion des rencontres de l’industrie et de l’artisanat le 3 mars à Bercy, Légumes de France (FNSEA) a plaidé la cause des serristes dans le cadre de la présentation des avancées de l’électrification en France, rapporte sa newsletter Direct Légumes. Pour le syndicat, avec une consommation actuelle de 3,4 TWh de gaz (moitié pour le chauffage, moitié pour la production d’électricité), la production de légumes sous serres chaudes offre des possibilités de transfert d’usage des énergies carbonées vers celles décarbonées. L’électrification de la filière permettrait d’économiser 700 000 t d’équivalents CO2 par an, soit l’émission moyenne de 750 000 voitures, selon Légumes de France qui a présenté les deux freins principaux actuellement rencontrés par les opérateurs. D’une part, ceux-ci se heurtent à d’importants problèmes de raccordement. D’autre part, le niveau des droits d’accises sur l’électricité. Légumes de France prône un alignement sur «les autres activités industrielles énergo-intensives» (0,50 € du MWh) : «Ceci serait budgétairement neutre pour l’Etat, la fédération ayant obtenu récemment l’abaissement du droit d’accise gaz de 16,39 à 0,54 € du MWh pour l’ensemble des consommations de gaz maraichère ».
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