La filière du cognac a pressé, le 19 mars, l'État français et l'UE d’agir pour la « sauver » de la « catastrophe » liées aux taxes chinoises et américaines. « Nous en appelons au chef de l'État, au chef du gouvernement : Il est de leur responsabilité de sauver notre appellation », a déclaré Florent Morillon, président du BNIC (interprofession). « 70 % de notre business » risquent d’être « anéantis si rien n’est fait ». Concernant la Chine, « les dix jours qui viennent vont être décisifs », selon lui, alors que les sanctions provisoires instaurées depuis l'automne par Pékin pourraient devenir définitives au 5 avril. Le BNIC demande au ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, annoncé en Chine les 27 et 28 mars, d'obtenir que cette échéance soit prorogée de trois mois, au 5 juillet. « Et que dans la foulée le Premier ministre s'y déplace pour solder définitivement ce dossier », a-t-il réclamé. Quant aux États-Unis, qui pourraient taxer les alcools européens à 200 % si l'UE ne renonce pas à taxer le bourbon, « nous prenons la menace très au sérieux », a dit Florent Morillon, appelant l'Europe à retirer les alcools américains de la liste des produits menacés de sanctions.
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