À l’issue d’une mobilisation le 24 mars pour demander une revalorisation des indemnisations liées à la tuberculose bovine, le président de la FDSEA de Côte-d’Or, Antoine Carré, indique à Agra Presse espérer une réponse du gouvernement « courant avril ». La demande du syndicat porte sur l’indemnisation des bêtes abattues pour diagnostic, seule méthode efficace pour confirmer les suspicions détectées par les analyses. Elle se base sur un forfait « revu en 2023 à 2 500 euros pour les animaux de plus de 24 mois », selon lui. Or, le prix des bovins a beaucoup augmenté depuis, en raison notamment de la décapitalisation, atteignant « 3 600 à 3 700 euros pour des vaches finies ». D’après le président de la FDSEA, la revalorisation nécessiterait un décret interministériel ; le ministère de l’Agriculture y serait favorable, mais pas le ministère de l’Économie, qui demanderait plus de données. Le syndicat majoritaire veut aussi une rétroactivité au 1er novembre 2025. Chaque année, « environ 200 à 250 bovins » sont abattus en Côte-d’Or pour un diagnostic de confirmation, lequel se révèle très souvent négatif. Depuis le début de la campagne de prophylaxie, le 1er novembre 2025, le département compte « cinq foyers et une suspicion », selon M. Carré.
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