«La réglementation sur la réutilisation doit permettre d’adapter la qualité de l’eau aux usages», défend Maximilien Pellegrini, président de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) lors d'une conférence de presse conjointe avec l'APCA (chambres d'agriculture) le 9 décembre. Pour l’heure, seules les eaux répondant aux critères de catégorie A, définis par un arrêté de 2014, peuvent être utilisées pour l’irrigation agricole. Ce niveau de qualité représente une eau «quasiment potable», selon Maximilien Pellegrini. Pour les entreprises de l’eau et les chambres, le Varenne pourrait adapter ce cadre, et valoriser la réutilisation dans les projets de territoire pour la gestion de l'eau (PTGE), tout en s’appuyant sur la législation européenne. Adopté en 2020, un règlement dédié prévoit qu'une eau de qualité inférieure peut servir à l'irrigation «en utilisant, à un stade ultérieur, plusieurs solutions de traitement». Autant de mesures qui pourraient être financées par des investissements des collectivités, ainsi que par «une tarification progressive» de l'eau en fonction de sa qualité. Côté agriculteurs, même si des volumes significatifs sont à la clé, «on ne traitera pas le problème de l’eau uniquement avec la réutilisation», reconnait le vice-président de l’APCA André Bernard.
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