L’Union européenne a renoncé le 17 décembre à imposer aux constructeurs de véhicules de passer au tout-électrique à partir de 2035, accordant une souplesse qui ne profitera qu'aux biocarburants de seconde génération, pas à ceux de la première génération. À horizon 2035, les constructeurs devront avoir atteint 90 % de leur objectif de réduction des émissions à l'échappement, et compenser les 10 % restants, par de l'acier « bas-carbone » et des émissions évitées « grâce aux carburants synthétiques et aux biocarburants ». Toutefois, regrette la filière française des biocarburants, les biocarburants de première génération en sont exclus. Seuls les biocarburants issus de déchets et de résidus (annexe IX de la directive Red III) sont concernés, regrettent les quatre associations spécialisées de la FNSEA concernées (AGPM, AGPB, CGB, Fop) dans un communiqué paru le 17 décembre. « En excluant ainsi les biocarburants dits de première génération, [la Commission européenne] réduit artificiellement le champ des solutions disponibles, au risque de rendre inopérante une flexibilité majeure qu’elle prétend vouloir offrir aux constructeurs automobiles comme aux automobilistes. » Elles soulignent notamment que « leur exclusion amputerait massivement les volumes de carburants renouvelables mobilisables ».
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