Alors qu'un collectif d'éleveurs et de négociants appelle à manifester, le 23 décembre à Clermont-Ferrand, contre l'obligation de contractualiser en viande bovine, le réseau Elvéa France «se désolidarise totalement» de cette mobilisation, indique un communiqué le 22 décembre. Comme prévu par la loi Egalim 2, au 1er janvier 2022, les éleveurs devront signer des contrats avec leur premier acheteur pour les jeunes bovins, génisses et vaches allaitantes de races à viande. Une mesure qui va à l'encontre de la liberté de commercialiser, estime le collectif réuni sous la bannière «Agriculteurs et négociants solidaires». La loi Egalim 2 «a pour objectif de mieux faire correspondre l'offre à la demande afin de limiter la volatilité des prix», rappelle Elvéa dans son communiqué. C’est un nouvel outil qu’il nous faut nous approprier, car c'est le rôle des OP (organisations de producteurs, NDLR) d'organiser le marché.» Le réseau Elvéa regroupe des OP non commerciales (OPNC), dont les adhérents éleveurs travaillent à 95% avec des négociants.
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