D’après les prévisions de la Commission européenne, publiées le 18 mars, la production de viande de toutes les espèces de ruminants chuterait en 2026, tandis que le porc progresserait. Sur l’ensemble de l’année 2026, la production indigène* de porcs gagnerait 3,2 % en un an, à 235 millions de têtes. Une progression largement due à la croissance dynamique du leader espagnol (+17,3 %), quand celles des autres principaux producteurs resteraient modestes (dans l’ordre, +2,3 % pour le Danemark, +3,5 % pour l’Allemagne, +1 % pour la France). Côté bovins, la production est attendue en baisse de 3,1 %, à 22,9 millions de têtes. Premier producteur européen, la France résisterait mieux que la moyenne, avec une baisse limitée à 1,1 % (à 5,2 millions de têtes). Une estimation proche de celle de l’Institut de l’élevage, qui prévoit un recul de 0,7 % cette année pour la production bovine hexagonale, en volume (téc, et non têtes). Selon les services de la Commission, les productions de petits ruminants (ovins, caprins) subiraient des baisses plus sévères, autour de 15 %. Aucun changement de leader n’est attendu dans ces productions, l’Espagne restant le premier producteur d’ovins et la Grèce n°1 en caprins.
* Abattages - exportations + importations
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Biogaz : la France devient première productrice européenne
La France a augmenté de 13 % ses capacités de production de gaz renouvelable l’an dernier, se hissant sur la première…
Fiscalité : Lecamp et Potier lancent une mission parlementaire sur la fiscalité agricole
Dans des décrets parus au Journal officiel le 10 avril, le député socialiste Dominique Potier et son homologue du…
Pesticides : la liste des usages prioritaires publiée au Journal officiel
Le ministère de l’Agriculture a publié le 11 avril au Journal officiel une liste de plus de 120 usages de…