«La filière viticole doit revenir à une notion de volumes de production de vin pour pouvoir approvisionner les marchés», a déclaré le président du Cniv (interprofessions viticoles), Bernard Farges lors d’une conférence de presse au Salon le 28 février. «À trop considérer qu’il faut réduire les rendements pour faire de la qualité, on risque de ne pas avoir assez de vin pour les marchés, et cela peut se révéler mortifère». La production française de vin devient tout juste suffisante, et lorsque survient un aléa climatique, «on perd des marchés, et ils sont difficiles à rétablir». Bernard Farges estime qu’il faut développer la capacité à produire, non pas tant en accroissant les surfaces de vigne qu’en limitant moins les rendements. Une telle politique induira «davantage d’outils de stockage» pour mettre de côté du vin pendant les années de vendange abondante, a ajouté Jérôme Despey, président du conseil viticole de FranceAgriMer. La filière veut mettre en place une politique de stockage ambitieuse: développer le volume complémentaire individuel (VCI) et la réserve interprofessionnelle (collective), et créer un troisième outil, «la réserve climatique», a précisé Jérôme Despey. Il s’agirait d’une politique de stockage privé, alimentée par les cotisations volontaires obligatoires des viticulteurs.
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