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Volailles: le «name and shame» des distributeurs, prochaine étape pour la CFA

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Alors que le prix de l'aliment pour volailles continue de flamber, «nous saurons (…) dénoncer» les distributeurs qui refusent de répercuter cette hausse, prévient Isabelle Leballeur, secrétaire générale de la CFA (aviculteurs, FNSEA), citée dans un communiqué le 16 décembre. Le coût de l'alimentation – qui représente 2/3 du coût de production des volailles – a augmenté de «presque 30% depuis septembre 2020», soit une hausse «de 22 à 23% sortie abattoir», précise-t-elle à Agra Presse le 17 décembre. Selon cette éleveuse sarthoise, certains distributeurs «plutôt sous forme coopérative» – comme Système U ou Intermarché – seraient plus réceptifs. «On se bat ensemble [avec les industriels] pour passer les hausses», indique Isabelle Leballeur, car les contrats entre éleveurs et abatteurs sont indexés sur le prix de l'aliment. «Notre crainte, c'est que les contrats soient dénoncés. Il y a déjà des courriers dans ce sens émanant d'industriels qui disent devoir répercuter 10 à 15 €/t aux éleveurs en janvier», sur une hausse d'environ 100 €/t en céréales. «À ce niveau-là, toute la marge de l'éleveur s'en irait», et la situation deviendrait «explosive», prévient la secrétaire générale de la CFA, brandissant la menace de visites dans les enseignes récalcitrantes.