L’Union générale des viticulteurs pour l’AOC cognac (UGVC) et la Confédération nationale des AOC viticoles (Cnaoc) ont alerté le 18 décembre sur la « double peine » des viticulteurs ayant subi un vol d’eau-de-vie et contraints de payer des taxes sur les produits dérobés. Les organisations dénoncent « l’interprétation de la réglementation faite par l’administration douanière, qui assimile les volumes volés à des volumes manquants, donc réputés mis à la consommation et soumis aux droits d’accises », d'après un communiqué commun. Cela représente « des taxes comprises entre 50 000 et 141 000 euros » selon les cas, indique l’UGVC. En y ajoutant la perte des volumes volés et les éventuelles dégradations, « le préjudice total s’élève jusqu’à 247 000 euros ». « Dans n’importe quel autre contexte, un citoyen victime d’un cambriolage n’est évidemment pas tenu de rembourser à l’État la valeur des biens qui lui ont été volés. Pourquoi en irait-il autrement pour les viticulteurs ? », déclare Anthony Brun, président de l’UGVC. Jérôme Bauer, président de la Cnaoc – Maison des vignerons réclame « une solution juste et équilibrée (…) alors que ces situations fleurissent un peu partout dans le vignoble ».
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