Abonné

PopChef : levée de fonds d’au moins 5 M€ prévue en 2021

- - 4 min

La start-up PopChef se tourne de plus en plus vers les entreprises franciliennes qui abandonnent leur cantine ou sont trop petites pour intéresser les grands opérateurs de la restauration collective. Son activité de plateaux-repas et de réception d’entreprises a souffert du télétravail.

En lançant début 2019 sa « cantine connectée », un service de livraison quotidien de repas aux entreprises, PopChef ne pensait pas que son offre rencontrerait à tel point la demande. « Les entreprises confrontées au télétravail et aux fermetures de site ont arrêté leur service de restauration collective, et lorsqu’elles ont à nouveau besoin d’une solution de repas, elles recherchent une formule souple et de meilleure qualité », explique François de Fitte, co-fondateur avec Briac Lescure de PopChef. Le principe de la cantine flexible ou connectée consiste à proposer un large choix de repas (une quinzaine chaque semaine), livrables sur plusieurs sites, de qualité et parfois à un prix inférieur pour l’entreprise, qu’une solution collective. Si le contexte semble porteur, François de Fitte relève toutefois que la demande de souplesse et de variété en termes de pause déjeuner n’est pas nouvelle et émerge depuis déjà plusieurs années. Le télétravail ne fait qu’accélérer la tendance.

En lançant cette nouvelle offre, PopChef s’est aussi aperçu qu’une certaine catégorie d’entreprises étaient souvent dépourvues de solution de repas car elles n’étaient pas assez importantes pour les grandes entreprises de la restauration collective. « Nous visons ces entreprises de 300 ou 400 salariés qui n’ont pas de cantines, mais aussi toutes celles qui représentent 100 à 150 couverts par jour », explique François de Fitte. Cette cible n’est pas négligeable, représentant environ 20 % du marché de la restauration collective en France, selon les calculs de PopChef, qui est estimé à 3,5 milliards d’euros par an.

Fort impact de la crise sanitaire

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

restauration
Suivi
Suivre

PopChef ne communique pas de chiffre d’affaires. Une vingtaine de sites dispose déjà d’une cantine flexible, assure l’entreprise, et une centaine de contrats sont en discussion, selon le dirigeant. Si cette nouvelle offre est sans doute promise à un bel avenir, l’autre pilier sur lequel PopChef s’appuyait en 2019, les plateaux-repas et les réceptions d’entreprises qui étaient le cœur de son activité, a beaucoup souffert en 2020, avec une baisse de 50 % de l’activité. « Une partie des effectifs ont été mis en activité partielle », souligne François de Fitte. Notamment les préparateurs de commandes, les livreurs et certains salariés du siège. La production est sous-traitée à des traiteurs, puis les plats sont centralisés dans un site logistique où les commandes sont préparées et expédiées.

En dépit d’un contexte incertain, François de Fitte reste confiant et entend bien accélérer le développement de la société en pariant sur les opportunités ouvertes par la situation actuelle. « Nous allons préparer une levée de fonds à partir du début de l’année, que nous comptons boucler au 3e ou 4e trimestre 2021 », affirme-t-il. Le montant estimé sera « supérieur à 5 millions d’euros » selon lui, en faisant appel à des fonds de capital-risque. Depuis la sortie du capital d’Elior en 2017, Briac Lescure, François de Fitte et Gilles Quéré détiennent la majorité du capital, qui compte aussi Marc Simoncini et des business angels. Les fonds levés seront destinés au recrutement de commerciaux, au développement en France avec l’implantation dans une deuxième agglomération en 2021. PopChef vise les agglomérations de Lille, Lyon et Rennes et estime pouvoir lancer son activité à partir d’un premier contrat représentant au moins 150 couverts par jour.