« Il faut pouvoir faire davantage appel au salariat, avec des gens formés et capables de remplacer à 100 % les agriculteurs », a lancé la présidente de la FNSEA Christiane Lambert en présentant, le 11 janvier, les grands axes du rapport d’orientation 2023 du syndicat, consacré à l’installation. À l’ordre du jour du conseil d’administration de la FNSEA le 19 janvier, puis du congrès d’Angers du 28 au 30 mars, il est intitulé « Entreprendre en agriculture, notre projet, notre futur ». En pleine concertation autour du futur projet de loi d’orientation et d’avenir (LOA), le rapport brassera large, en abordant de nombreux « freins » à l’installation et à la transmission : foncier, financement, main-d’œuvre, fiscalité, acceptabilité des exploitations par les riverains, etc. En conférence de presse, Christiane Lambert a notamment insisté sur le besoin en main-d’œuvre, particulièrement l’astreinte en élevage qui « peut être un facteur bloquant » pour les nouvelles générations. « L’agriculture ne peut plus être un métier de sacerdoce », a-t-elle estimé.
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Dans ce rapport, « on dira clairement qu’on veut s’ouvrir à tous les profils dès lors qu’ils ont des projets économiques », a affirmé Christiane Lambert, qui passera la main à la tête de la FNSEA lors du congrès. Elle-même en phase de transmission de son élevage porcin dans le Maine-et-Loire, elle s’est avouée « surprise par le type de développement que les jeunes mettent en place », estimant qu’ils « donnent un coup de boost » aux exploitations. Au-delà de l’accueil des nouveaux profils, la présidente de la FNSEA a aussi insisté sur la nécessité de « transmettre les exploitations existantes pour maintenir le potentiel de production ».