Si l’Assemblée nationale adoptait courant mai l’article 2 de la PPL Entraves, qui autorise des dérogations par décret pour l’usage d’acétamipride, il sera trop tard pour que la filière noisette puisse utiliser le néonicotinoïde durant la campagne 2025. Interrogée sur les délais incompressibles pour ré-autoriser des usages dès la promulgation de la loi, l’Anses répond que « les temps d’instruction » sont au minimum de « 120 jours » et « au maximum 18 mois » selon le type de procédure suivie. Cela signifie que, au plus tôt, les producteurs pourraient utiliser l’acétamipride courant août, à quelques semaines à peine de la récolte qui a lieu « en septembre-octobre, voire à partir du 20 août selon les années », selon le président d’Unicoque Thierry Descazeaux. Or « les traitements commencent le 20 avril avec la sortie des balanins ». « C’est mort [pour 2025] » lâche Thierry Descazeaux extrêmement déçu des deux reports d’examen au calendrier parlementaire. La PPL devait être examinée la semaine du 7 avril, puis la semaine du 28 avril, et vient d’être reportée à plus tard sans date certaine, potentiellement à partir du 12 mai durant les trois semaines à la main du gouvernement. « Ce calendrier est inadmissible, il n’est pas en phase avec le cycle des plantes et le cycle des ravageurs », tonne Thierry Descazeaux.
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