Dès la publication du décret sur l’agrivoltaïsme (lire ci-dessus), la Confédération paysanne a annoncé le 9 avril qu'elle déposerait un recours, «afin de contraindre le gouvernement à revoir sa copie». Le texte est dénué de «garde-fous (...) pour préserver les paysans et le foncier de l'appétit des énergéticiens», selon elle. «Satisfaction» en revanche à la FFPA (producteurs agrivoltaïques), qui souligne toutefois «l’absence de rétroactivité du décret pour tous les projets agrivoltaïques déjà en cours d’instruction». «Enfin» publié, ce texte permet «de prendre en compte les besoins et les attentes des agriculteurs et de donner un cap aux acteurs de la filière solaire», réagit de son côté le Ser (syndicat des énergies renouvelables). Quant à France Agrivoltaïsme (qui rassemble agriculteurs, énergéticiens et fabricants), l'association appelle que «plusieurs étapes restent à franchir». Un arrêté doit encore être publié, pour lequel «l’exigence doit être de mise»: le syndicat réclame «des contrôles effectifs et des sanctions dissuasives». «Il s’agira de définir des objectifs de rendement pour les installations d’élevage», poursuit le communiqué. C’est là «une grande faiblesse du décret», qui ne définit «ni les objectifs ni la méthodologie de calcul», laissant «la porte ouverte à des effets d’aubaine avec le développement potentiel de projets basés sur la seule activité énergétique au détriment de l’activité» en production animale.
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